C'est le titre du dernier livre que je viens de
terminer. Au début, je n'ai pas été très emballée par l'expression écrite de Blandine Le Callet. Elle manque de chaleur et de vie dans son récit. Les phrases sont longues. L'écriture semble
détachée des personnages, un peu froideElle décrit des gens pour qui elle ne semble éprouver aucune tendresse particulière. Ce sont juste des sujets.
Pourtant au bout de quelques pages, je n'ai plus réussi à décoller de l'histoire.
Il faut dire que si le style de l'écrivain ne me séduit pas plus que ça, elle sait aborder avec beaucoup de lucidité les personnages de la société. Le thème traité ici est comme l'évoque le titre: le mariage. Plus précisément, elle raconte une ordinaire journée de mariage dans une famille bourgeoise à travers les regards de différents protagonistes:
- le pasteur organisateur de la cérémonie de mariage ulcéré de comprendre que les mariés l'ont choisi uniquement pour sa belle église et qu'ils ne sont pas vraiment pratiquants
- la fille d'honneur qui ne comprend pas pourquoi une autre petite fille moins jolie et surtout trisomique est exclue de toutes les photos de groupe
- le frère du marié qui ne vient que par obligation
- le frère du marié rejeté par la famille pour son choix matrimonial avec une "simple ouvrière"
- la vielille fille qui vient seule et attérit automatiquement dans la table des célibataires
- le dragueur invétéré à la recherche d'une nouvelle proie
- le marié dépassé par l'ampleur de la préparation du mariage et doutant de son engagement
- la mariée stressée et soucieuse d'avoir un mariage réussi
- la grand-mère nostalgique de son passé amoureux
Je m'arrête là au niveau de la liste pour ne pas tout dire. Le talent de l'écrivain réside dans la vérite de ses personnages.
Et bien vite, je comprends que si l'auteur ne semble éprouver aucune compassion pour ses personnages, c'est dans le souci de les décrire le plus justement possible sans influencer le lecteur. Son but n'est pas ne nous rendre tel ou tel sujet sympathique, c'est vraiment de raconter une journée ressentie différemment par chaque participant. S'y mélangent des sentiments de frustration lié à des problèmes de familles, : complexes de supériorité de certains, sentiment d'exclusion des autres et aussi suffisance du reste..
Par moments, Blandine ponctue son histoire de quelques pointes d'insolence sans jamais de méchanceté ou de mépris. Pourtant c'est ce qu'on peut éprouver quand elle nous dévoile sous les coutures de tous ces habits de haute qualité, reflets de la classe bourgeoise et ses règles, le coeur humain dans toute sa laideur: froid et insensible, prêt à tous les sacrifices pour sauver avant tout les apparences.
Blandine Le Callet nous démontre que derrière une érémonie de fête aux couleurs du bonheur, tout n'est pas forcément rose. Elle sait trouver les détails qui caractérisent le mieux la nature humaine avec ses bons coté mais surtout ses travers. A titre d' exemple, elle n'hésite pas à faire dire aux mariés qu'ils jugeront leurs invités à la lumière des cadeaux qu'ils auront reçus. Exit de leurs relations les radins incapables de faire un cadeau digne d'un tel évènement.
Bref la pièce montée, ce n'est pas une lune de miel mais une palette de hommes et de femmes tous juste humains.
Et c'est quand le récit s'achève, que l'auteur apporte enfin une touche de tendresse et un peu d'espoir. Car après tout le mariage qu'est-ce que c'est si ce n'est l'espoir de réussir à deux sa vie.
par Seheno
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Je viens de terminer un livre qui se lit en 2 temps 3 mouvements, il s'agit du roman de la jeune Lolita Pille, c'est "Bubble gum".J'avais été attirée par le sujet: celui d'une jeune et jolie provinciale naïve qui part à la ville devenir mannequin. C'est vraiment le cliché de la gourde qui fuit l'ennui de son bled pour découvrir le mileiu urbain et sa vie à 100 à l'heure. D'emblée le sujet du livre m'a donné envie de l'acheter. Ayant lu son premier roman intitulé "Hell", je savais que la miss Pille allait avec autant de cynisme que d'humour décrire les désillusions de la rêveuse héroïne qui croit que la beauté l'amènera au succès et à la liberté sans contrepartie ni sacrifice.
C'est un bouquin qui se lit très facilement, sans prise de tête et se moque allègrement de notre société consumériste où l'avoir prime sur l'être, où l'apparence et l'argent déterminent notre importance sociale et où mieux vaut être un requin sans scrupules pour réussir sous peine d'être éternellement perçu comme un looser.
Et la lolita, pourtant très jeune, ne se prive pas de critiquer la télé-réalité et ses dérives, ses participants prêts à tout pour passer à la télé et occuper cet espace audivisuel le plus longtemps possible car être vu et célèbre, c'est être un Dieu. Et cet écrivain ne va pas se contenter de décrire ce monde impitoyable du business, elle va attirer son lecteur dans une trame qu'il ne devine pas et l'amener à une chute très inattendue. J'ai vraiment beaucoup aimé car en le lisant j'avais l'impression de connaître le monde de la jet-set à travers les yeux d'un auteurqui ne manque pas une occasion de critiquer avec maturité ses personnages.
Lolita Pille a vraiment un style avec lequel il va falloir compter. Elle a le chic pour parler de sujets très racoleurs comme l'argent et le sexe tout en les abordant de manière très juste. Rajoutons à ces thèmes toujours très appréciés, des personnages pervers, manipulateurs,superficiels, égocentriques rancuniers et ça donne un cocktail explosif.
Dans ce roman, la jeune Cendrillon de province, qui compte devenir mannequin avant d'être star de cinéma va rencontrer le prince non-charmanr: un jeune milliardaire manipulateur qui, pour s'amuser, s'est fixé le but de détruire son innocence et la réduire à l'état de loque humaine aussi bien mentalement que physiquement. Et les moyens qu'ils va utiliser sont diaboliques !
par Seheno
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J'ai toujours été intriguée par Nicolas Fargues sans jamais encore avoir lu un seul de ses livres. C'est vrai que cet écrivain a tout ce qu'il faut pour attirer mon attention:
- Physiquement, il est à tomber avec des yeux clairs incroyables et un visage d'ange. D'ailleurs en fouillant un peu sur le net, je découvre qu'il a été mannequin pour chanel ce qui n'a finalement rien de surprenant par rapport à son allure.
-Il a vécu et vit toujours à Madagascar alors qu'il aurait pu après le succès de "One Man Show en 2002 vivre tranquilement à saint-germain-des-près. Il a d'ailleurs été directeur de l'alliance française à diego suerez. Pour moi, un tel choix de vie ne peut être motivé que par le besoin de s'extraire de la frénésie parisienne et des liens superficiels que les ventes de son livre a créés ainsi que l'envie de s"expatrier.
- Sa vie est une suite de voyages qui, à mon sens, n'ont pu que lui apporter une très grande ouverture d'esprit, une meilleure culture générale et un sens d'adapatation facile à toute nouvelle situation. Il est allé au Cameroun, au Liban, en Corse. Sûr que la corse c'est pas dépaysant mais pour lle cameroun ou le liban c'est vériatblement des expériences de vies intéressantes.
- Kundera figure dans ses modèles d'écrivains. Or il se trouve que j'aime beaucoup Kundera aussi bien par son style que par ses pensées sur le monde, sa vision de l'existence, ses réfléxions sur l'être humain.
Bref c'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai lu "j'étais derrière toi". Le titre est assez bizarre mais dès le début on en a l'explication. Par rapport à l'histoire, je l'ai trouvé très violente. Violente dans la manière dont son héros délivre ses pensées de manière crue, spontanée et irréfléchie faisant du lecteur son confident privilégié. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman écrit à la première personne. Ca donne de la force au personnage principal, à son existence et ses sentiments. Quant au récit, c'est celui d'un trentenaire, perturbé par la dernière infidélité de sa femme en réponse à la sienne. Ces premiers écarts de conduite fagilisent le couple et surtout lui font perdre toutes ses illusions sur l'amour et la fidélité dans le couple. Et surtout la confiance a été détruite. Lui qui croyait son couple unique, intouchable et différent se retrouve dans une situation si banale, si ordinaire, "comme d'autres couples." Et plus encore, toujours marié, il entretient une liaison avec une jeune étudiante italienne et pénètre dans l'univers des maris trompeurs. Il jongle entre sa vie de famille avec sa femme tyrannique, fragile, dominante, manipulatrice à qui il reste attaché et la nouveauté, la frâicheur, la légéreté et la simplicité d'une nouvelle relation.
On peut se demander quelle est la part d'autobiographie de ce livre dans la mesure où son personnage est beau, a du succès avec les femmes, vit à Madagascar et est mariée à une femme noire (tout comme Nicolas dans la "vraie vie").
En lisant ce récit, je me suis dis que les femmes avec enfants délaissées par leurs maris n'apprécieraient certainement pas alors que les maitresses d'hommes mariés seraient enchantés de le découvrir. J'entends par là que ce livre par son réalisme peut raviver les plaies de femmes trompées et et donner l'espoir à des maitresses qu'elles peuvent détruire un couple. Ce qu'on découvre c'est un homme lâche et menteur couchant simultanément avec les 2 femmes sans vraiments être sûr des sentiments qu'il a pour l'une ou l'autre.
En tout cas, sans juger l'issue finale de l'histoire, j'ai été contente de découvrir un nouveau style d'écriture et les questions qu'il pose sur l'amour.
Et je compte bien lire prochainement son dernier ouvrage "Beau rôle" ainsi que les précédents :)
- Physiquement, il est à tomber avec des yeux clairs incroyables et un visage d'ange. D'ailleurs en fouillant un peu sur le net, je découvre qu'il a été mannequin pour chanel ce qui n'a finalement rien de surprenant par rapport à son allure.
-Il a vécu et vit toujours à Madagascar alors qu'il aurait pu après le succès de "One Man Show en 2002 vivre tranquilement à saint-germain-des-près. Il a d'ailleurs été directeur de l'alliance française à diego suerez. Pour moi, un tel choix de vie ne peut être motivé que par le besoin de s'extraire de la frénésie parisienne et des liens superficiels que les ventes de son livre a créés ainsi que l'envie de s"expatrier.
- Sa vie est une suite de voyages qui, à mon sens, n'ont pu que lui apporter une très grande ouverture d'esprit, une meilleure culture générale et un sens d'adapatation facile à toute nouvelle situation. Il est allé au Cameroun, au Liban, en Corse. Sûr que la corse c'est pas dépaysant mais pour lle cameroun ou le liban c'est vériatblement des expériences de vies intéressantes.
- Kundera figure dans ses modèles d'écrivains. Or il se trouve que j'aime beaucoup Kundera aussi bien par son style que par ses pensées sur le monde, sa vision de l'existence, ses réfléxions sur l'être humain.
Bref c'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai lu "j'étais derrière toi". Le titre est assez bizarre mais dès le début on en a l'explication. Par rapport à l'histoire, je l'ai trouvé très violente. Violente dans la manière dont son héros délivre ses pensées de manière crue, spontanée et irréfléchie faisant du lecteur son confident privilégié. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman écrit à la première personne. Ca donne de la force au personnage principal, à son existence et ses sentiments. Quant au récit, c'est celui d'un trentenaire, perturbé par la dernière infidélité de sa femme en réponse à la sienne. Ces premiers écarts de conduite fagilisent le couple et surtout lui font perdre toutes ses illusions sur l'amour et la fidélité dans le couple. Et surtout la confiance a été détruite. Lui qui croyait son couple unique, intouchable et différent se retrouve dans une situation si banale, si ordinaire, "comme d'autres couples." Et plus encore, toujours marié, il entretient une liaison avec une jeune étudiante italienne et pénètre dans l'univers des maris trompeurs. Il jongle entre sa vie de famille avec sa femme tyrannique, fragile, dominante, manipulatrice à qui il reste attaché et la nouveauté, la frâicheur, la légéreté et la simplicité d'une nouvelle relation.
On peut se demander quelle est la part d'autobiographie de ce livre dans la mesure où son personnage est beau, a du succès avec les femmes, vit à Madagascar et est mariée à une femme noire (tout comme Nicolas dans la "vraie vie").
En lisant ce récit, je me suis dis que les femmes avec enfants délaissées par leurs maris n'apprécieraient certainement pas alors que les maitresses d'hommes mariés seraient enchantés de le découvrir. J'entends par là que ce livre par son réalisme peut raviver les plaies de femmes trompées et et donner l'espoir à des maitresses qu'elles peuvent détruire un couple. Ce qu'on découvre c'est un homme lâche et menteur couchant simultanément avec les 2 femmes sans vraiments être sûr des sentiments qu'il a pour l'une ou l'autre.
En tout cas, sans juger l'issue finale de l'histoire, j'ai été contente de découvrir un nouveau style d'écriture et les questions qu'il pose sur l'amour.
Et je compte bien lire prochainement son dernier ouvrage "Beau rôle" ainsi que les précédents :)
par Seheno
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Je viens de finir un livre du philosophe et humoriste Lao she. J'entends par là que cet écrivain une fois de plus a su avec beaucoup d'ironie, d'humour et de simplicité narrer la vie d'un tireur de pousse-pousse en Chine. Comme toujours, à travers le récit d'une vie, il sait décrire avec précision le monde d'injustices qu'est son pays, ses traditions, la difficulté à y vivre quand on est pauvre, spécialement en Chine où vraiment la vie d'un être humain n'a aucune valeur, la cupidité de l'être humain, la corruption.La force de cette histoire, c'est celle de son auteur: sa capacité à raconter des anecdotes drôles autour de personnages fictifs tellement réalistes: le petit peuple de Pékin qui trime pour survivre, qui tous les jours se bat pour manger son bol de riz, qui n'a pas d'autre de choix et qui mourra aussi pauvre qu'à sa naissance avec la santé en moins.
Bref à lire cela, on aura peur de passer un mauvais moment de lecture où l'esprit de Noël est loin d'être présent (c'est un euphémisme), où tout est noir et sans espoir de rose.
Cela dit, je le conseille tout de même parce que c'est le plus célèbre roman de Lao She, parce qu'après l'avoir lu, on aura sûrement moins tendance à se plaindre de la dure vie parisienne (au moins pendant 1 journée lol), parce qu'on sent la tendresse de l'écrivain pour ces petits métiers et parce que lire c'est toujours voyager et ouvrir son esprit. Je vous invite donc à rejoindre les aventures du jeune Siang-tse dans le pékin des années vingt et trente dont le rêve est de posséder son propre pousse-pousse.
par Seheno
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Moi qui avait manqué de temps pour lire le "Da vinci Code", je me suis dis, cette fois je ne rate pas le dernier Goncourt: un roman historique qui parle de la 2è guerre mondiale. J'en ai lu un paquet de livres qui raconte cette période noire de l'histoire, surtout des biographies comme celles d'Anne Franck , Christine Arnothy ("J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir), Martin Gray que j'admire pour sa foi en l'être humain malgré tout le mal qu'il a vécu, la vie de Simon Veil.
Bref le sujet je l'ai maintes fois lu et abordé de diverses façons.
J'étais curieuse de voir cette fiction dont tout le monde parle (en bien ou en mal).
Et je ne me doutais pas que le bouquin fait 900 pages ...en police de 8 ! Il faut être motivé ! J'ai quand même commencé mon envie d'en savoir plus, étant la plus forte.
De plus, ce livre est le résultat d'un énorme travail historique, il est donc didactique.
J'étais aussi très curieuse de comprendre pourquoi il déclenche la polémique et sème le malaise parmi ses lecteurs.
J'avoue qu'il est pas facile, loin de là, on se mélange facilement les pinceaux avec les noms et grades, les différentes organisations militaires, les sigles de ces dites organisations et tout ça en allemand bien que le livre soit écrit en français. En plus comme le livre est très volumineux, il ne rentre pas dans tous mes sacs et m'encombre. Du coup je choisis plutôt d'emporter avec moi dans les transports ou en we des livres de poches. Résultat: j'avance très doucement dans sa lecture.
Ca ne pas empêchée d'avoir une première idée de cette fiction: elle est dérangeante parce qu'elle décrit un homme, a priori normal, plutôt intelligent et très cultivé, amoureux de l'art et sensible (incroyable, non ?) qui accomplit ses devoirs militaires de son mieux. C'est un homme consciencieux, toujours soucieux de bien faire son travail. Le hic c'est que son travail consiste à faire disparaître les juifs. Ce qui est proprement atroce, c'est son obéissance aux ordres du Führer, son perfectionnisme qu'il applique aux techniques de liquidation des juifs. Comme un bon militaire, il fait ce qu'on lui demande sans se poser de questions et ça ne l'empêche pas de continuer à vivre.
En fait, c'est pas vraiment qu'il ne se pose pas de questions, qu'il ne se remet pas en questions. Il sait bien que ce qu'il fait est cruel (c'est faible) et mal. C'est juste qu'il se pose des questions, ressent des sentiments pour ses victimes : de la pitité parfois, un sentiment de gâchis et d'injustice, de la honte mais continue quand même !
Même si la question de la moralité se pose à lui, c'est la notion de devoir qui l'emporte.
Ce personnage va-t-il évoluer en s'humanisant ? Monter en puissance dans sa capacité à tuer en nombre ?
Lecture et impressions à suivre ...
par Seheno
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