Lectures

Jeudi 8 mars 2007
Un livre que j'ai choisi pour me divertir sans avoir besoin de trop de concentration, c'est "God save la France" de Stephen Clarke. Quand je l'ai vu sur la vitrine du relay H, il portait un ruban rouge avec écrit dessus "A year in the merde", ce qui m'a bien fait sourire et donné envie de le lire.

C'est un hilarant best-seller qui raconte l'arrivée d'un jeune trentenaire britannique à Paris. Il y raconte ses impressions sur la société et ses US, ses déboires avec la langue française qu'il ne maîtrise pas, ses problèmes de logement, ses joies gustatives à la découverte de la cuisine du pays  et critique les frenchies avec un humour très anglais.

Il contient des anecdotes typiques de l'étranger qui n'a pourtant qu'une seule envie: s'intégrer et se fondre dans la société. Malheureusement pour Paul, ça ne pas être facile même s'il est plein de bonne volonté.


Bref c'est très intéressant de découvrir un regard extérieur sur la vie parisienne, comprendre ce qu'un anglais peut nous envier ou nous reprocher, deviner ce qu'il voit et qu'on ne voit plus tellement on n'a plus aucun recul. C'est édifiant de vérité  !

Ps vachement important: c'est vrai que le titre c'est "god save la france" mais que l'histoire se déroule à Paris...c'est le genre de constatation qui peut fâcher !

Ps 2: si on est pas 1er degré et si on n'aime pas les critiques,  vaut mieux éviter.
Par Seheno
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Samedi 10 mars 2007


C'est la première fois que je lis cet écrivain français d'origine théchoslovaque pourtant très connu et très apprécié. L'immortalité c'est un des mutiplis sujets qu'il aborde dans son livre,  c'est l'éternité dans l'histoire, dans les mémoires, c'est le contraire de l'oubli. Les immortels ce sont les personnalités qui ont marqué nos différentes époques par le créativité, leur intelligence, leurs découvertes et/ou leur charisme. Il cite évidemment Goethe.

C'est aussi la première fois que je lis un écrit qui mêle en même temps histoires d'individus ordinaires et immortels comme Rodin, pensées de l'auteur sur la société actuelle et même intégration fantaisiste de Milan Kundera dans son histoire fictive. Ca donne un livre extrêmement bien écrit (entendre par là que c'est de la littérature et que l'expression écrite est excellente) qui demande beaucoup de concentration pour analyser ses réflexions et qui en même temps divertit puisque des personnages fictifs y interviennent avec beaucoup de vérité.

D'une manière générale, j'ai trouvé ses opinions sur la vie et l'être humain très justes. J'adhère à son idée comme quoi de nos jours il est "impossible de comprendre et  contrôler la réalité." Il critique la civilisation européènne occidentale avec beaucoup de pertinence. Y constate la montée de l'imagologie: la primauté de l'image sur la réalité. Opinion que je partage totalement.


Voici quelques extraites du livre:

"La honte n'a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais l'humiliation que nous éprouvons à être ce que nous sommes sans l'avoir choisi, et la sensation insupportable que cette humiliation est visible de partout."


"C'est affreux, mais c'est ainsi : nous avons appris à regarder notre propre vie par les yeux des questionnaires administratifs ou policiers."

"Le pouvoir du journaliste ne se fonde pas sur le droit de poser une question, mais sur le droit d'exiger une réponse."

Ca m'a donné envie d'en lire d'autres de lui, et particulièrement "la lenteur" puisque nous vivons dans un monde "speedé" où tout va trop vite, tout est minuté et je ne doute pas que "la lenteur" peut apporter des réflexions très intéressantes sur la société.

Par Seheno
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Samedi 24 mars 2007
"Ambiguités"

C'est un livre que j'ai beaucoup aimé parce qu'il traite de solitude, de fragilité,d'amour,de rêve et de poésie.

Le sujet:
Simon, un jeune homme solitaire qui cultive un amour pour une femme avec qui il est sorti
dans sa jeunesse. Elle représente son idéal féminin et faute de pouvoir partager  cet amour avec l'élue de son coeur, déjà mariée et mère de famille, il se remémore indéfiniment leur relation. Cette histoire l'obsède tant qu'il continue, les années passant, de l'espionner et de suivre l'évolution de sa vie.

Ca pourrait passer pour de la bêtise, du temps perdu, une obsession qui frise la folie mais il croit tellement en leur histoire que cette croyance va bouleverser son existence. Mais sera-ce suffisant pour expliquer devant un juge pourquoi il a enlevé le fils de son ex-petite amie adorée ? Pour ce délit, il risque la prison.

C'est une histoire incroyable, pleine de rebondissements, qui tient en haleine parce qu'on attend avec impatience son dénouement. Au début, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le  récit mais une fois qu'on y est, on en démord pas.


J'ai essayé de comprendre pourquoi le titre "Ambiguités", j'en déduis que cela fait référence à la duplicité des faits reprochés qui peuvent être interprétés en faveur ou contre le héros.
Autour de lui gravitent des personnages profondément humains, bons ou méchants, qui par leurs témoignages vont démontrer que la poésie existe encore.

Elle n'est pas forcément salvatrise mais elle existe et c'est ce qui fait la beauté
de cette fiction. 
    
Par Seheno
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Samedi 31 mars 2007
Précision: l'accro du shopping, c'est pas moi ! C'est le titre d'un livre de Sophie Kinsella que je viens de terminer. Un livre drôle, sympa, sans prise de tête (comprendre qu'il ne faut pas trop de concentration pour le suivre) bref  quelque chose de très divertissant.

L'histoire: Celle d'une journaliste financière anglaise de 25 ans dont la seule activité est l'achat compulsif  de vêtements griffés , de produits de maquillage,  de sacs de luxe. Elle se livre à des achats sans réfléchir et achète sans compter. C'est la client idéale pour qui solde signifie économies.  Résultat: elle multilplie les cartes de crédits, les découverts et les lettres de relances de son banquier qui la harcèle.  Le problème c'est qu'elle est tellement accro que sa vie devient un enfer : dettes, banquier menaçant, cartes bancaires bloquées devant la caissière, perte de crédibilité dans son travail. Mais qu'à cela ne tienne, notre héroïne va se reprendre en main et  trouver la solution.  Un indice: pour pouvoir dépenser plus, il n'y a que  2 recettes: dépenser moins ou gagner plus. La 1ère possibilité  est incompatible avec sa consommation frénétique de produits. Quant à la 2, comment y arriver ?

Comment donner des conseils financiers quand on est soi-même constamment à découvert ? Lisez et vous saurez.

Cela dit, je ne veux pas gâcher le plaisir mais c'est un roman de fiction et ça se sent. Il ne lui arrive que des aventures incroyables , tellement incroyables que peu crédibles mais son imagination débortante pour sortir de sa dépendance est vraiment source de gros fous rires :)
Par Seheno
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Lundi 14 mai 2007

  Moi qui avait manqué de temps pour lire le "Da vinci  Code", je me suis dis, cette fois je ne rate pas le dernier Goncourt: un roman historique qui parle de la 2è guerre mondiale.

J'en ai lu un paquet de livres qui raconte cette période noire de l'histoire, surtout des biographies comme celles d'Anne Franck , Christine Arnothy ("J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir), Martin Gray que j'admire pour sa foi en l'être humain malgré tout le mal qu'il a vécu, la vie de Simon Veil.

Bref le sujet je l'ai maintes fois lu et abordé de diverses façons.

J'étais curieuse de voir cette fiction dont tout le monde parle (en bien ou en mal).



Et je ne me doutais pas que le bouquin fait 900 pages ...en police de 8 ! Il faut être motivé ! J'ai quand même commencé mon envie d'en savoir plus, étant la plus forte.



De plus, ce livre est le résultat d'un énorme travail historique, il est donc didactique.

J'étais aussi très curieuse de comprendre pourquoi il déclenche la polémique et sème le malaise parmi ses lecteurs.

J'avoue qu'il est pas facile, loin de là, on se mélange facilement les pinceaux avec les noms et grades, les différentes organisations militaires, les sigles de ces dites organisations et tout ça en allemand bien que le livre soit écrit en français. En plus comme le livre est très volumineux, il ne rentre pas dans tous mes sacs et m'encombre. Du coup je choisis plutôt d'emporter avec moi dans les transports ou en we des livres de poches. Résultat: j'avance très doucement dans sa lecture.

Ca ne pas empêchée d'avoir une première idée de cette fiction: elle est dérangeante parce qu'elle décrit un homme, a priori normal, plutôt intelligent et très cultivé, amoureux de l'art et sensible (incroyable, non ?) qui accomplit ses devoirs militaires de son mieux. C'est un homme consciencieux, toujours soucieux de bien faire son travail. Le hic c'est que son travail consiste à faire disparaître les juifs. Ce qui est proprement  atroce, c'est son obéissance aux ordres du Führer, son perfectionnisme qu'il applique aux techniques de liquidation des juifs. Comme un bon militaire, il fait ce qu'on lui demande sans se poser de questions et ça ne l'empêche pas de continuer à vivre.

En fait, c'est pas vraiment qu'il ne se pose pas de questions, qu'il ne se remet pas en questions. Il sait bien que ce qu'il fait est cruel (c'est faible) et mal.  C'est juste qu'il se pose des questions, ressent des sentiments pour ses victimes : de la pitité parfois, un sentiment de gâchis et d'injustice, de la honte mais continue quand même !

Même si la question de la moralité se pose à lui, c'est la notion de devoir qui l'emporte.

Ce personnage va-t-il évoluer en s'humanisant ? Monter en puissance dans sa capacité à tuer en nombre ?

Lecture et impressions à suivre ...
Par Seheno
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