J'étais derrière toi de Nicolas Fargues

Publié le par Seheno

J'ai toujours été intriguée par Nicolas Fargues sans jamais encore avoir lu un seul de ses livres. C'est vrai que cet écrivain a tout ce qu'il faut pour attirer mon attention:

- Physiquement, il est à tomber avec des yeux clairs incroyables et un visage d'ange. D'ailleurs en fouillant un peu sur le net, je découvre qu'il a été mannequin pour chanel ce qui n'a finalement rien de surprenant par rapport à son allure.

-Il a vécu et vit toujours à Madagascar alors qu'il aurait pu après le succès de "One Man Show en 2002 vivre tranquilement à saint-germain-des-près. Il a d'ailleurs été directeur de l'alliance française à diego suerez. Pour moi, un tel choix de vie ne peut être motivé que par le besoin de s'extraire de la frénésie parisienne et des liens superficiels que les ventes de son livre a créés ainsi que l'envie de s"expatrier.

- Sa vie est une suite de voyages qui, à mon sens, n'ont pu que lui apporter une très grande ouverture d'esprit, une meilleure culture générale et un sens d'adapatation facile à toute nouvelle situation. Il est allé au  Cameroun, au Liban, en Corse. Sûr que la corse c'est pas dépaysant mais pour lle cameroun ou le liban c'est vériatblement des expériences de vies intéressantes.


- Kundera figure dans ses modèles d'écrivains. Or il se trouve que j'aime beaucoup Kundera aussi bien par son style que par ses pensées sur le monde, sa vision de l'existence, ses réfléxions sur l'être humain.

Bref c'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai lu "j'étais derrière toi". Le titre est assez bizarre mais dès le début on en a l'explication. Par rapport à l'histoire, je l'ai trouvé très violente. Violente dans la manière dont son héros délivre ses pensées de manière crue, spontanée et irréfléchie faisant du lecteur son confident privilégié. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman écrit à la première personne. Ca donne de la force au personnage principal, à son existence et ses sentiments. Quant au récit, c'est celui d'un trentenaire, perturbé par la dernière infidélité de sa femme en réponse à la sienne. Ces premiers écarts de conduite fagilisent le couple et surtout  lui font perdre toutes ses illusions sur l'amour et la fidélité dans le couple. Et surtout la confiance a été détruite.  Lui qui croyait son couple unique, intouchable et  différent se retrouve dans une situation si banale, si ordinaire, "comme d'autres couples." Et plus encore, toujours marié, il entretient une liaison avec une jeune étudiante italienne et pénètre dans l'univers des maris trompeurs. Il jongle entre sa vie de famille avec sa femme tyrannique, fragile, dominante, manipulatrice  à qui il reste attaché et la nouveauté, la frâicheur, la légéreté et la simplicité d'une nouvelle relation.
On peut se demander quelle est la part d'autobiographie de ce livre dans la mesure où son personnage est beau, a du succès avec les femmes, vit à Madagascar et est mariée à une femme noire (tout comme Nicolas dans la "vraie vie").
En lisant ce récit, je me suis dis que les femmes avec enfants délaissées par leurs maris n'apprécieraient certainement pas alors que les maitresses d'hommes mariés seraient enchantés de le découvrir. J'entends par là que ce livre par son réalisme peut raviver les plaies de femmes trompées et et donner l'espoir à des maitresses qu'elles peuvent détruire un couple. Ce qu'on découvre c'est un homme lâche et menteur couchant simultanément avec les 2 femmes sans vraiments être sûr des sentiments qu'il a pour l'une ou l'autre.
En tout cas, sans juger l'issue finale de l'histoire, j'ai été contente de découvrir un nouveau style d'écriture et les questions qu'il pose sur l'amour.
Et je compte bien lire prochainement son dernier ouvrage "Beau rôle" ainsi que les précédents :)

Publié dans Lectures

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Nico 19/10/2010 16:25



Je suis assez partagé concernant ce roman: autant j'ai beaucoup apprécié le flirt avec la jeune Alice, autant j'ai trouvé oppressantes les nombreuses descriptions d' l'inhumaine Alexandrine
(femme du narrateur), personnage détestable par excellence. Au final, la partie italienne ne couvre qu'un tiers du roman, et c'est dommage: elle est excellente. Quoi qu'il en soit, l'auteur fait
montre dans ce roman d'un style fluide, dynamique et très agréable à lire. Dommage qu'il passe autant de temps à s'apitoyer sur son sort de mari tyrannisé...



milla 29/01/2008 21:40

Je découvre ton blog aujourd'hui, et notre coup de coeur commun pour ce livre et cet écrivain...A bientôt!

Seheno 30/01/2008 19:49

Merci ppour ce gentil commentaire et bienvenue pari ci milla :)