Les bienveillantes de Jonathan Littell

Publié le par Seheno


  Moi qui avait manqué de temps pour lire le "Da vinci  Code", je me suis dis, cette fois je ne rate pas le dernier Goncourt: un roman historique qui parle de la 2è guerre mondiale.

J'en ai lu un paquet de livres qui raconte cette période noire de l'histoire, surtout des biographies comme celles d'Anne Franck , Christine Arnothy ("J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir), Martin Gray que j'admire pour sa foi en l'être humain malgré tout le mal qu'il a vécu, la vie de Simon Veil.

Bref le sujet je l'ai maintes fois lu et abordé de diverses façons.

J'étais curieuse de voir cette fiction dont tout le monde parle (en bien ou en mal).



Et je ne me doutais pas que le bouquin fait 900 pages ...en police de 8 ! Il faut être motivé ! J'ai quand même commencé mon envie d'en savoir plus, étant la plus forte.



De plus, ce livre est le résultat d'un énorme travail historique, il est donc didactique.

J'étais aussi très curieuse de comprendre pourquoi il déclenche la polémique et sème le malaise parmi ses lecteurs.

J'avoue qu'il est pas facile, loin de là, on se mélange facilement les pinceaux avec les noms et grades, les différentes organisations militaires, les sigles de ces dites organisations et tout ça en allemand bien que le livre soit écrit en français. En plus comme le livre est très volumineux, il ne rentre pas dans tous mes sacs et m'encombre. Du coup je choisis plutôt d'emporter avec moi dans les transports ou en we des livres de poches. Résultat: j'avance très doucement dans sa lecture.

Ca ne pas empêchée d'avoir une première idée de cette fiction: elle est dérangeante parce qu'elle décrit un homme, a priori normal, plutôt intelligent et très cultivé, amoureux de l'art et sensible (incroyable, non ?) qui accomplit ses devoirs militaires de son mieux. C'est un homme consciencieux, toujours soucieux de bien faire son travail. Le hic c'est que son travail consiste à faire disparaître les juifs. Ce qui est proprement  atroce, c'est son obéissance aux ordres du Führer, son perfectionnisme qu'il applique aux techniques de liquidation des juifs. Comme un bon militaire, il fait ce qu'on lui demande sans se poser de questions et ça ne l'empêche pas de continuer à vivre.

En fait, c'est pas vraiment qu'il ne se pose pas de questions, qu'il ne se remet pas en questions. Il sait bien que ce qu'il fait est cruel (c'est faible) et mal.  C'est juste qu'il se pose des questions, ressent des sentiments pour ses victimes : de la pitité parfois, un sentiment de gâchis et d'injustice, de la honte mais continue quand même !

Même si la question de la moralité se pose à lui, c'est la notion de devoir qui l'emporte.

Ce personnage va-t-il évoluer en s'humanisant ? Monter en puissance dans sa capacité à tuer en nombre ?

Lecture et impressions à suivre ...

Publié dans Lectures

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