Bienvenue dans mon monde de voyages , de sorties parisiennes entre cinémas, restaurant et pièces de théâtre !
 
Jeudi 31 janvier 2008
Je viens de terminer un livre qui se lit en 2 temps 3 mouvements, il s'agit du roman de la jeune Lolita Pille, c'est "Bubble gum".

J'avais été attirée par le sujet: celui d'une jeune et jolie provinciale naïve qui part à la ville devenir mannequin. C'est vraiment le cliché de la gourde qui fuit l'ennui de son bled pour découvrir le mileiu urbain et sa vie à 100 à l'heure. D'emblée le sujet du livre m'a donné envie de l'acheter. Ayant lu son premier roman intitulé "Hell", je savais que la miss Pille allait avec autant de cynisme que d'humour décrire les désillusions de la rêveuse héroïne qui croit que la beauté l'amènera au succès et à la liberté sans contrepartie ni sacrifice.

C'est un bouquin qui se lit très facilement, sans prise de tête et se moque allègrement de notre société consumériste où l'avoir prime sur l'être, où l'apparence et l'argent déterminent notre importance sociale et où mieux vaut être un requin sans scrupules pour réussir sous peine d'être éternellement perçu comme un looser.

Et la lolita, pourtant très jeune, ne se prive pas de critiquer la télé-réalité et ses dérives, ses participants prêts à tout pour passer à la télé et occuper cet espace audivisuel le plus longtemps possible car être vu et célèbre, c'est être un Dieu. Et cet écrivain ne va pas se contenter de décrire ce monde impitoyable du business, elle va attirer son lecteur dans une trame qu'il ne devine pas et l'amener à une chute très inattendue. J'ai vraiment beaucoup aimé car en le lisant j'avais l'impression de connaître le monde de la jet-set à travers les yeux d'un auteurqui ne manque pas une occasion de critiquer avec maturité ses personnages.

Lolita Pille a vraiment un style avec lequel il va falloir compter. Elle a le chic pour parler de sujets très racoleurs comme l'argent et le sexe tout en les abordant de manière très juste. Rajoutons à ces thèmes toujours très appréciés, des personnages pervers, manipulateurs,superficiels, égocentriques rancuniers et ça donne un cocktail explosif.

Dans ce roman, la jeune Cendrillon de province, qui compte devenir mannequin avant d'être star de cinéma va rencontrer le prince non-charmanr: un jeune milliardaire manipulateur qui, pour s'amuser, s'est fixé le but de détruire son innocence et la réduire à l'état de loque humaine aussi bien mentalement que physiquement. Et les moyens qu'ils va utiliser sont diaboliques !
par Seheno publié dans : Lectures
Mardi 29 janvier 2008
Y a des veinardes qui dans leur blogs parlent des dernières soldes à 70% chez le comptoir des cotonniers, d'autres qui parlent de leurs vacances à la réunion, de leurs derniers spectacles , de leur boîte de rêve (la world co!) mais moi j'ai gagné le concours du plan que personne pour rien au monde ne choisira jamais. Et oui, la chance énorme de vous raconter ma semaine dernière passée à Lagos.

Je suis sûre que ce sujet va vous passionner. D'ailleurs, pas besoin de préciser que tout le monde sait que Lagos est la capitale économique du Nigéria ! Et pour les inclultes qui ont la chance de ne pas savoir où c'est ni comment c'est: le Nigéria est réputé comme le pays d'Afrique le plus corrumpu et l'un des plus dangereux.

Résultat, je gagne une mission où j'ai pour consigne de ne pas prendre de taxi, ni de m'aventurer seule hors de l'aéroport dès l'atterissage. C'est donc avec la crainte de ne pas être attendue que j'arrive sur le sol nigérian. Heureusement très vite je repère un grand nigérian avec un panneau au nom de ma boîte accompagné d'un garde du corps armé d'une kalachinkov ! Je monte avec eux dans un mini-bus où les vitres sont cachés par des rideaux. C'est le même principe qu'un tchador sauf que ça s'applique à la voiture pour cacher au monde extérieur ma présence dans le mini-bus. J'interprère ça comme le fait que ma seule présence attire le danger. Vous croyez que je suis parano ?

Une fois arrivée dans les bureaux locaux de ma boîte, j'ai droit à 45 mn de consignes de sécurité et là c'est le desespoir car j'apprends que :

--si j'échappe à un massacre entre chrétiens et musulmans
-  si j'échappe à un massacre inter-ethinque (le nombre d'éthnies est énorme dans ce pays de 150 milions d'habitants !)
- si je ne me fais pas enlever pour rançonner ma boîte
- si je ne suis pas victime d'un gang armé de 15 à 100 personnes
- si je n'ai pas d'accident de voiture dans ce pays réputé très mortel pour sa circulation dangeureuse et incpntrôlée

et si je ne me ballade jamais à pied mais toujours en voiture, si je ne retire jamais d'argent dans un guichet automatique et paie tout en liquide

ce ne sera pas suffisant pour rester en vie car il faudra faire gaffe à:
- ne pas boire l'eau du rbinet
- se brosser les dents à l'éau minérale
- ne pas prendre de boisson avec des glaçons même s'il fait 31°
- se protéger des moustiques
 
pour ne pas choper au choix: la chiasse, des problèmes digestifs, la malaria, la typhoïde, le paludisme, une amibe.

Heureusement j'en suis revenue ! Et c'est clair qu'y vivre ce n'est pas drôle puisqu'on se sent emprisonné par les consignes de prudence  et menacé par l'insécurité.

Cela dit c'est malheureux d'y voir la richesse générée par le pétrole à travers les 4x4 rutilants, les constructions modernes et massives cotoyant une population pauvre qui rame pour survivre. En moyenne (!), un habitant y vit avec moins de 2 euros par jour !




par Seheno publié dans : Voyages
Samedi 19 janvier 2008
C'est l'histoire, adaptée d'une histoire vraie, d'un jeune américain brillant  de 22 ans,Christopher McCandless alias Alexander Supertramp, qui choisit de renoncer à un avenir prometteur dans une université prestigieuse pour partir seul sur la route explorer le monde et vivre dans la nature.
Les raisons sont multiples: rebellion contre la société de consommation, fuite de l'environnement familial, désir de quête spirituelle, découverte de soi, de la nature, envie de liberté..Personne, à part peut-être sa vraie famille, ne saura vraiment ce qui l'a poussé à les abandonner pour vivre son aventure en solo. Tout n'est qu'affaire d'interprétation, celle du film penche plutôt vers la quête d'identité, de Dieu tout en évoquant aussi sa situation familiale difficile..
Moi j'aurais tendance à dire, qu'à son âge, il est normal de vouloir tout plaquer pour voir le monde, se tester, apprendre à vivre en totale autonomie avec la nature, s'auto-suffire. Par contre, je doute que ce soit sa seule motivation sinon il n'aurait pas complètement disparu de la vie de sa soeur et ses parents.

Bref je vous conseille d'aller voir le film pour vous faire votre propre idée même si, à mon avis, le livre "voyage au bout de la solitude" sera certainement plus riche d'informations.
A travers cette réalisation de Sean Penn, on peut admirer l'amérique et ses paysages époustouflants, ses déserts à perte de vue et la diversité de ses régions. Les décors, tous tournés, en pleine nature sont à couper le souffle. Il traverse le Dakota , puis la Californie avant de rejoindre le Colorado. Tous ses voyages sont l'occasion de faire des rencontres hautes en culeurs qui l'enrichissent humainement. Il apprend beaucoup à travers les discussions avec ses interlocuteurs touts aussi différents et inattendus les uns des autres (des hippies, un veuf solitaire, une jeune ado chanteuse etc etc) Alexander décide d'aller en Alaska pour s'immerger totalement dans la nature et vivre en totale harmonie avec elle. C'est là qu'il va en apprendre le plus sur lui-même.

L'acteur principal interprété par Emile hirsh est tout à fait crédible dans ce rôle et sa motivation pour le  jouer est visible à travers les 20 kgs qu'il a dû perdre pour jouer Christopher.  Il a beaucoup de talent, cela dit, à certains moments du film, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce rôle aurait été parfait pour Leonardo Di Caprio. Ca m'a fait sourire de voir que c'était effectivement l'idée première de Sean Penn même si ça ne s'est pas fait. Je n'en connais pas la raison exacte mais peut-être l'âge puisque le réalisateur a dû attendre 10 ans avant de pouvoir concrétiser son projet de film.

En résumé, je conselle vivement ce film même si à vrai dire il y a des aspects de son expérience que j'apprécie moins comme la solitude. J'aime bien regarder des films mais du fait de sa contrainte de durée (et heureusement d'ailleurs, 2h27 c'est déjà pas mal) , on ne peut tout savoir, tout analyser, tout dire. Je pense que la personnalité de Christopher est très complexe, beacoup plus que ce que le film a pu montrer car ce n'est pas donné à tout le monde de partir sans prévenir personne et de s'isoler du monde plusieurs mois tout en se montrant très sociable et attachant quand l'occasion se présente. Il se fait toujours très facilement accepter par son prochain et s'intègre très rapidement avec lui dans son univers. Ca ne l'empêche pas de les quitter sans regarder en arrière. Le flou subsiste sur le fait qu'il aime ou méprise l'être humain.

Je mettrais quand même un petit bémol sur le fait que l'histoire a très certainement été enjolivée. Je n'en dirais pas plus car ça m'obligerait à trop en dire sur le film. Sur certains points de l'aventure, je reste dubitative sur les traits réèls de caractère du héros.
.
par Seheno publié dans : Cinema
Samedi 12 janvier 2008
J'ai toujours été intriguée par Nicolas Fargues sans jamais encore avoir lu un seul de ses livres. C'est vrai que cet écrivain a tout ce qu'il faut pour attirer mon attention:

- Physiquement, il est à tomber avec des yeux clairs incroyables et un visage d'ange. D'ailleurs en fouillant un peu sur le net, je découvre qu'il a été mannequin pour chanel ce qui n'a finalement rien de surprenant par rapport à son allure.

-Il a vécu et vit toujours à Madagascar alors qu'il aurait pu après le succès de "One Man Show en 2002 vivre tranquilement à saint-germain-des-près. Il a d'ailleurs été directeur de l'alliance française à diego suerez. Pour moi, un tel choix de vie ne peut être motivé que par le besoin de s'extraire de la frénésie parisienne et des liens superficiels que les ventes de son livre a créés ainsi que l'envie de s"expatrier.

- Sa vie est une suite de voyages qui, à mon sens, n'ont pu que lui apporter une très grande ouverture d'esprit, une meilleure culture générale et un sens d'adapatation facile à toute nouvelle situation. Il est allé au  Cameroun, au Liban, en Corse. Sûr que la corse c'est pas dépaysant mais pour lle cameroun ou le liban c'est vériatblement des expériences de vies intéressantes.


- Kundera figure dans ses modèles d'écrivains. Or il se trouve que j'aime beaucoup Kundera aussi bien par son style que par ses pensées sur le monde, sa vision de l'existence, ses réfléxions sur l'être humain.

Bref c'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai lu "j'étais derrière toi". Le titre est assez bizarre mais dès le début on en a l'explication. Par rapport à l'histoire, je l'ai trouvé très violente. Violente dans la manière dont son héros délivre ses pensées de manière crue, spontanée et irréfléchie faisant du lecteur son confident privilégié. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman écrit à la première personne. Ca donne de la force au personnage principal, à son existence et ses sentiments. Quant au récit, c'est celui d'un trentenaire, perturbé par la dernière infidélité de sa femme en réponse à la sienne. Ces premiers écarts de conduite fagilisent le couple et surtout  lui font perdre toutes ses illusions sur l'amour et la fidélité dans le couple. Et surtout la confiance a été détruite.  Lui qui croyait son couple unique, intouchable et  différent se retrouve dans une situation si banale, si ordinaire, "comme d'autres couples." Et plus encore, toujours marié, il entretient une liaison avec une jeune étudiante italienne et pénètre dans l'univers des maris trompeurs. Il jongle entre sa vie de famille avec sa femme tyrannique, fragile, dominante, manipulatrice  à qui il reste attaché et la nouveauté, la frâicheur, la légéreté et la simplicité d'une nouvelle relation.
On peut se demander quelle est la part d'autobiographie de ce livre dans la mesure où son personnage est beau, a du succès avec les femmes, vit à Madagascar et est mariée à une femme noire (tout comme Nicolas dans la "vraie vie").
En lisant ce récit, je me suis dis que les femmes avec enfants délaissées par leurs maris n'apprécieraient certainement pas alors que les maitresses d'hommes mariés seraient enchantés de le découvrir. J'entends par là que ce livre par son réalisme peut raviver les plaies de femmes trompées et et donner l'espoir à des maitresses qu'elles peuvent détruire un couple. Ce qu'on découvre c'est un homme lâche et menteur couchant simultanément avec les 2 femmes sans vraiments être sûr des sentiments qu'il a pour l'une ou l'autre.
En tout cas, sans juger l'issue finale de l'histoire, j'ai été contente de découvrir un nouveau style d'écriture et les questions qu'il pose sur l'amour.
Et je compte bien lire prochainement son dernier ouvrage "Beau rôle" ainsi que les précédents :)

par Seheno publié dans : Lectures
Jeudi 10 janvier 2008
Aujourd'hui, je vais parler d'un restaurant cosy,situé à 2 pas des champs élysées, que j'ai eu l'occasion de tester avec un ami (Dédé ! coucou si tu me lis ) il y a quelques semaines: le TOI.

On m'avait décrit ce lieu comme tendance et moderne. Effectivement c'est le cas. Le décor est vraiment design: un mélange entre  des formes épurées et flashy dans  une atmosphère froide et sombre. Comprenez que les couleurs pètent (rouge, orange vifs !) et qu'il y a peu de lumièr. C'est une question de goût mais pour moi, le cadre est froid, peu chaleureux mais c'est l'art moderne qui veut ça. Néanmoins, je ne doute pas qu'il peut plaire à un(e) jeune cadre dynamique parisien. D'ailleurs la clientèle est plutôt jeune. J'y suis allée un jeudi soir et beaucoup portaient leur tenue de travail (costumes/cravattes/tailleurs/jupes).

L'endroit a vraiment du succès puisque même ce jour de la semaine, le resto est bondé. Il n'y a aucune table de libre et pourtant nous avions réservé à l'avance. On nous fait donc attendre au bar pendant 20 minutes, je trouve ça long et puis pas génial puisqu'on ne nous offre aucune compensation, aucune boisson gratos ! Nous ne sommes d'ailleurs pas seuls à attendre d'avoir une table, d'autres aussi prennent leur mal en patience et font passer le temps en consommant. Tant mieux pour eux mais je me dis que c'est vraiment tout bénef pour le patron du resto, qui en faisant patienter le client qui a pourtant réservé, gagne de l'argent grâce à la vente d'alcools et cocktails.

Finalement, on nous fait asseoir et nous pouvons commander. Le serveur qui s'occupe de nous est très sympa même s'il a l'air débordé. La carte n'est pas très fournie mais les plats qu'on a choisi à la carte se révèlent être excellents. Pour tous les 2, ça a été un véritable plaisir gustatif. J'avoue qu'il a été un peu gâché par la musique trop forte qui nous oblige à forcer la voix pour s'entendre et nous ne apaise pas. Je  soupçonne le patron (encore lui !) d'augmenter le volume de la musique au fur et à mesure que le temps passe pour pousser le consommateur à partir.
J'avais pris un moelleux au chocolat et il était vraiment delicious. Pour le plat, je ne m'en souviens plus très bien mais c'était très bon (comme quoi les souvenirs disparaissent mais les impressions restent !).
Par contre, au niveau des prix ce n'est pas donné, surtout quand on paie à la carte. Il faut compter en moyenne 20 euros pour le plat de résistance, 10 euros pour l'entrée et pareil pour le dessert. A cela se rajoute la bouteille de vin. Pareil j'ai plus le souvenir de notre choix mais il étaient bon.

En résumé, le TOI c'est un resto fashion pour plutôt pour des jeunes qui sont prêts à débourser autour de 50 euros. Perso, je suis contente d'avoir satisfait ma curiosité en y étant allée mais je ne compte pas y aller régulièrement vu le prix, le bruit, la taille réduite de l'espace déjeuner/dîner et le monde. Au niveau de la cuisine, par contre, mes papilles ont beaucoup apprécié. 
par Seheno publié dans : Restos
 

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