S'il fallait en un mot résumer ce film, ce serait : OVNI et en un seul objectif: décalé.
C'est un voyage géographique, familial et spirituel à travers l'Inde partagé par 3 frères, séparés par la vie et tentant de se rapprocher.
Au début, ça ressemble à une comédie légère où les 3 occidentaux nous font découvrir l'Inde et ses magnifiques couleurs, ses épices, sa population curieuse et acceuillante.
L'écran est un vrai plaisir visuel, on dévore des yeux la palette de couleurs exotiques qui nous éloigne le temps d'une séance de la réalité de la grisaille extérieure. Le trio nous fait partager
son expérience de dépaysement, leurs achats futiles de touristes (un serpent vénimeux y compris !) , leur goût pour l'alcool et la cigarette, leur désir de quête spirituelle.
Mais petit à petit, leur relation de camaraderie plutôt distante vole en éclats. Les blessures de chacun se révèlent. Les frères se rendent compte à quel point ils se sont éloignés les uns
des autres au point de ne plus se faire confiance et de se cacher les faits les plus marquants de leur vie personnelle. Francis l'ainé, meneur et organisateur de l'aventure n'est pas
vraiment l'homme insensible et matérialiste qu'il donne l'impression d'être. Peter le dandy n'assume pas une naissance à venir et en souffre. Jack l'écrivain n'arrive pas à oublier son ex.
Bref les 3 hommes fortunés du début laissent place à 3 grands garçons plutôt perdus et démunis.
Ils réalisent qu'ils ont besoin les uns et des autres et que malgré le temps qui passe, ils partagent une douleur commune: la perte de leur père doublé par l'absence de leur mère qui les a
abandonnés. Au travers de leurs rencontres plus ou moins heureuses avec les autochtones, ils vont apprendre à reconnaître et accepter leurs problèmes familiaux pour mieux s'en
défaire.
Bref la comédié légère du début s'est muée en une psychothérapie de groupe très touchante. Nos passagers traversent les paysages toujours affublés de leurs splendides valises de cuir sur mesure
Vuitton. Elles les accompagnent fidèlement, transportées avec soin par le petit personnel indien (!!!) Elles se balladent sans complexes dans les villages les plus éloignés, parmi les
habitants les plus pauvres de cet Inde colorée et souriante. Ces valises de luxe, rarement ouvertes, symbolisent à la fois le matérialisme de ce trio toujours attaché à son
confort dans ce pays immense où ce mot est inconnu mais aussi le poids de leur histoire familiale et leur lourd passé.
Regardez ce qu'elles deviennent à la fin de ce périple et vous comprendrez la conclusion de ce film indépendant US merveilleusement interprété par 3 acteurs de talents: Owen Wilson,
Adrian Brody et Jason Schwartzman
A noter les participations exceptionnelles de Bill Murray et de Natalie Portman.
Ceci dit, je déconseille ce film à tous les amateurs d'action, de suspense et de rebondissements spectaculaires.
C'est un pélérinage qui se veut spirituel et qui dit pélérinage dit patience voire lenteur.
C'est le titre du dernier livre que je viens de
terminer. Au début, je n'ai pas été très emballée par l'expression écrite de Blandine Le Callet. Elle manque de chaleur et de vie dans son récit. Les phrases sont longues. L'écriture semble
détachée des personnages, un peu froideElle décrit des gens pour qui elle ne semble éprouver aucune tendresse particulière. Ce sont juste des sujets.
Pourtant au bout de quelques pages, je n'ai plus réussi à décoller de l'histoire.
Il faut dire que si le style de l'écrivain ne me séduit pas plus que ça, elle sait aborder avec beaucoup de lucidité les personnages de la société. Le thème traité ici est comme l'évoque le titre: le mariage. Plus précisément, elle raconte une ordinaire journée de mariage dans une famille bourgeoise à travers les regards de différents protagonistes:
- le pasteur organisateur de la cérémonie de mariage ulcéré de comprendre que les mariés l'ont choisi uniquement pour sa belle église et qu'ils ne sont pas vraiment pratiquants
- la fille d'honneur qui ne comprend pas pourquoi une autre petite fille moins jolie et surtout trisomique est exclue de toutes les photos de groupe
- le frère du marié qui ne vient que par obligation
- le frère du marié rejeté par la famille pour son choix matrimonial avec une "simple ouvrière"
- la vielille fille qui vient seule et attérit automatiquement dans la table des célibataires
- le dragueur invétéré à la recherche d'une nouvelle proie
- le marié dépassé par l'ampleur de la préparation du mariage et doutant de son engagement
- la mariée stressée et soucieuse d'avoir un mariage réussi
- la grand-mère nostalgique de son passé amoureux
Je m'arrête là au niveau de la liste pour ne pas tout dire. Le talent de l'écrivain réside dans la vérite de ses personnages.
Et bien vite, je comprends que si l'auteur ne semble éprouver aucune compassion pour ses personnages, c'est dans le souci de les décrire le plus justement possible sans influencer le lecteur. Son but n'est pas ne nous rendre tel ou tel sujet sympathique, c'est vraiment de raconter une journée ressentie différemment par chaque participant. S'y mélangent des sentiments de frustration lié à des problèmes de familles, : complexes de supériorité de certains, sentiment d'exclusion des autres et aussi suffisance du reste..
Par moments, Blandine ponctue son histoire de quelques pointes d'insolence sans jamais de méchanceté ou de mépris. Pourtant c'est ce qu'on peut éprouver quand elle nous dévoile sous les coutures de tous ces habits de haute qualité, reflets de la classe bourgeoise et ses règles, le coeur humain dans toute sa laideur: froid et insensible, prêt à tous les sacrifices pour sauver avant tout les apparences.
Blandine Le Callet nous démontre que derrière une érémonie de fête aux couleurs du bonheur, tout n'est pas forcément rose. Elle sait trouver les détails qui caractérisent le mieux la nature humaine avec ses bons coté mais surtout ses travers. A titre d' exemple, elle n'hésite pas à faire dire aux mariés qu'ils jugeront leurs invités à la lumière des cadeaux qu'ils auront reçus. Exit de leurs relations les radins incapables de faire un cadeau digne d'un tel évènement.
Bref la pièce montée, ce n'est pas une lune de miel mais une palette de hommes et de femmes tous juste humains.
Et c'est quand le récit s'achève, que l'auteur apporte enfin une touche de tendresse et un peu d'espoir. Car après tout le mariage qu'est-ce que c'est si ce n'est l'espoir de réussir à deux sa vie.
Le film de qualité recommandé pour son scénario engagé et son acteur principal oscarisé: "There will be blood".
Je m'attendais à un grand film américain: cynique, moralisateur et satyrique de la société et son culte de l'argent.
En fait, dans ce film, finalement j'ai passé mon temps à attendre... Attendre tout simplement que quelque chose se passe.
Il faut dire que la semaine dernière, j'avais vu "Taken" qui en mettait plein la vue au niveau de l'action. Alors revenir à un rythme aussi lent n'a pas été facile. Trop grand fossé rythmique
entre 2 films. Dans "There will be blood" ce qu'on voit c'est les techniques de forage, la vie difficile des foreurs et l'ascension d'un homme avide de pouvoir et d'argent. N'enlevons pas à ce
film le véritable talent d'acteur de Daniel Day-Lewis qui a su interpréter à merveille un personnage manipulateur, sanguin et sans scrupules. C'est une véritable performance d'acteur que de
monopoliser l'écran et d'incarner un rôle aussi odieux.
L'histoire se déroule sur plusieurs années et raconte la construction d'un futur empire pétrolier bâti par Daniel Plainview. Il commence comme simple foreur à son propre compte et petit à
petit grâce à son esprit de conquête et son ambition sans limites, il étend son espace d'action en rachetant à bas prix des arpents de terre très prometteurs. Son succès ne cesse
de grandir quand le côté sombre de sa personnalité prend de l'ampleur. Ses instincts les plus mauvais ressortent au fur et à mesure qu'il prend du pouvoir. Ca commence par de
l'indifférence vis-à-vis d'une mort accidentelle d'ouvrier et ça évolue vers la haine de l'être humain et la violence gratuite.
Après c'est une affaire d'interprétation mais il est très facilde de comparer Daniel Plainview à la politique américaine devenue agressive, violente, immorale. Ce film sur le pétrole est prétexte
à critiquer la position de cette grande puissance en Irak. Grande puissance destructrice de l'homme et paradoxalement porteuse des valeurs de la famille et de la religion. Daniel
Plainview se vante d'enrichir la communauté qu'il occupe grâce au pétrole et explique sa réussite par les valeurs qu'il véhicule: travail et famille. C'est typiquement américain.
A cela se rajoute une autre valeur brillamment représentée par Elie Sunday, un prêtre intéressé par les activités de l'exploitant: la religion ! Daniel Plainview et Elie Sunday n'ont à
prori rien de commun et pourtant ils vont très vite comprendre l'un et l'autre qu'ils doivent s'entraider pour avancer.
L'homme de religion se méfie de cette activité pétrolière mais y voit un intérêt pécunier certain. Quant à l'homme du pétrole, la religion, il n'en a cure jusqu'à ce qu'il se rende compte que
sans s'y soumettre, il ne pourra pas gagner les faveurs du peuple qu'il exploite. Ce religieux fanatique est joué par Paul Dano avec énormement de crédibilité. Paul dano est
talentueux et à de l'avenir dans le cinéma.
Bref "There will be blood" c'est 2 grands acteurs, une musique de qualité, un récit très très lent et du sang gratuit.
Personnellement je n'ai pas apprécié mais il reste intéressant à voir. Faut juste savoir que le film dure 2h38 !
Certains internautes le qualifient de "chef d'oeuvre"..comme quoi les goûts et les couleurs...
Néanmoins si vous voulez savoir si vous avez une chance de passer quelques minutes à la télé,et faire un prime, lisez la liste qui suit:
1) jeune, beau gosse, looké à mort, 17 ans avec un coupe de cheveux rebelle que t'auras passé 3 heures à préparer, et accessoirement avec une guitare, t'es assuré de passer à l'écran, d'être intervievé et t'auras peut-être la chance de faire un prime. Et si t'es grave soutenu par ton papa ou ta maman chérie alors c'est gagné, t'as le soutien des ados qui te regardent.D'ailleurs c'est bizarre non qu'on voit toujours un seul parent soutenant son enfant mais jamais 2 ensemble ? S'il y en a un qui colle à ce premier portrait c'est bien ce Jules
2) jeune chanteuse à voix, qui à fait de la chorale, des cours de chant en veux-tu en voilà depuis plusieurs années, plutôt lisse et propre sur toi, t'as des chances d'être selectionnée. Tu symbolises toutes ces jeunes filles qui rêvent d'une carrière à la céline Dion. Il y en a une qui est allée très loin comme ça, c'est la blonde qui chantait "Donner." Cela dit, je ne me souviens plus de son prénom. Myrian Abel ? Elle a un album à son actif mais depuis qqun sait ce qu'elle devient ?
3) interprète sans puissance vocal mais avec du charme , une image de grande sensibilité, parfois de maladresse , tu séduis par ton authenticité et t'auras peut-etre une chance de percer si tu as de réèls talents de compositeur. Ton modèle ? Euh...pr l'instant aucun interprète avec son propre style n'a gagné une émission de télé-réalité. Les gagnant chantent souvent de la variété bon public !
4) original par ton look et/ou ton mode de vie genre tu es piercé de partout et fais ton ménage avec des talons de 12 cm, t'auras le droit d'avoir un mini-reportage sur toi
5) ancienne grosse qui a subi toute sa jeunesse les moqueries des autres, tu as pris ta vie, t'as fais en régime et surtout tu t'engages sur la route du succès avec la télé. Il y en a une avec qui ça a marché du feu de Dieu: Chimène Badi..sauf qu'elle, à la différence de ces ex-rondes, elle a vraiment beaucoup beaucoup de voix et un timbre unique.
6) t'es comédien ou comédienne, du bagout, de l'humour, très dynamique et tu joues le rôle de celui ou celle qui en veut. En fait, ce que tu veux juste c'est passer à la télé, qui sait si un producteur te regarde à l'écran et pense à toi. A moins que ce soit la production d'm6 même qui t'a payé pour nous distraire. A la Star Ac, ça a donné Noémie qui jouait la séductrice vénale et qui a apporté un peu de désordre à la promo sage de cette année.
Et si tu veux avoir une chance de devenir la Nouvelle Star, revois ton CV et vérifies que :
- t'as moins de 25 ans
- vocalement tu assures, le chant tu connais, tu as appris très jeune à chanter, on va dire entre 5 et 15 ans, souvent par des cours particuliers et parfois une chorale
- la scène tu connais, t'as pas encore 25 ans mais t'u y as passé plus de la moitié de ta vie. Et si on fouille, on peut trouver un passage à Graines de Star
- tu es docile, pas trop le style artiste rebelle et ingérable. Toi t'es plutôt lisse, propre sur toi et motivé pour chanter la variété qu'on va te servir et que t'auras pas le droit de critiquer. T'es devenu un produit destiné à vendre au public le plus large. Pendant les primes, faudra reprendre au choix: du céline dion, goldman, isabelle boulay, serge lama (je suis malade), patrick fiori, jenifer ...
- t'es déjà connu dans le milieu, on t'as pas parachuté par hasard dans le casting. Le jury savait déjà que tu serais le gagnant, cf Christophe Wilhem coach vocal réputé avant la Nouvelle Star ou Grégory Lemarchal, chanteur déjà professionnel avant la Star Ac.
et si en plus t'es soutenu par une famille unie qui t'adore ou un parent qui en a bavé pour t'élever tou(e) seule(e), ta côté va augmenter !
Bonne chance, si on peut appeller ça de la chance ;)

Le pitch: un couple divorcé continue à se voir uniquement pour permettre à leur jeune adolescente Kim de garder des liens avec son père Bryan. La relation entre exs est difficile car la mère éprouve du ressentiment par rapport à son passé de femme délaissée par un homme accaparée dans son travail d'agent secret.
Un jour, Kim, décide avec son amie Amanda de partir en voyage en Europe avec pour première destination Paris. Bien que très réfractaire et protecteur, Bryan finit par se résoudre à ce départ. Hélas, quelques heures plus tard, il assiste impuissant à l'enlèvement de sa fille en direct par téléphone.
Très vite il comprend qu'il n'a pas plus de 96 h pour la sauver et s'engage alors une impitoyable course contre la montre dans Paris, un Paris dévoilé sous ses pires aspects: prostitution, proxénétisme, mafia albanaise, traite des blanches et chantiers clandestins. Ce père, prêt à tout pour sauver son enfant, mène son enquête avec beaucoup de méthode avec pour principale arme : ses talents acquis au service du gouvernement américain.
Au final, ça donne un film plein d'action, où tout va très vite, où le spectateur assiste à une avalanche de scènes de cascades de voitures, de combats et de tirs violents avec des acteurs qui interprètent très bien leur rôle:
- Bryan, brillament joué par Liam Nesson très connu par Star Wars mais aussi La liste de Chindler
- Famke Jennsen : ex-mannequin reconvertie très convaincante dans le rôle d'une mère froide
- Maggie Grace: l'adolescente de 17 ans insouciante qui rêve de voyages et de devenir chanteuse va en peu de temps basculer dans la panique la plus totale.
J'ai beaucoup aimé ce film d'actions où on est sans cesse tenu en haleine par l'écran. Bien sûr, ça reste un film américain et donc tout est fait pour en mettre plein la vue à tel point que tout n'est pas crédible.
Cela dit, l'histoire m'a laissée quand même assez choquée et craintive dans la mesure où finalement, nous pauvres femmes, bénéficions d'une sécurité tout à fait relative. On est jamais à l'abri d'un enlèvement et/ou d'une agression et ce film tend à démontrer qu'à tous les niveaux de la société, ce trafic très lucratif est soutenu.
Il rappelle bien très fort les fameux conseils (souvent soulant, il faut le dire) de nos parents: " ne rentre pas trop tard", "ne monte jamais en voiture avec un inconnu".




