C'est l'histoire, adaptée d'une histoire vraie, d'un jeune américain brillant de 22 ans,Christopher McCandless alias Alexander Supertramp, qui choisit de renoncer à un avenir prometteur dans une université prestigieuse pour partir seul sur la route explorer le monde et vivre dans la nature. Les raisons sont multiples: rebellion contre la société de consommation, fuite de l'environnement familial, désir de quête spirituelle, découverte de soi, de la nature, envie de liberté..Personne, à part peut-être sa vraie famille, ne saura vraiment ce qui l'a poussé à les abandonner pour vivre son aventure en solo. Tout n'est qu'affaire d'interprétation, celle du film penche plutôt vers la quête d'identité, de Dieu tout en évoquant aussi sa situation familiale difficile..
Moi j'aurais tendance à dire, qu'à son âge, il est normal de vouloir tout plaquer pour voir le monde, se tester, apprendre à vivre en totale autonomie avec la nature, s'auto-suffire. Par contre, je doute que ce soit sa seule motivation sinon il n'aurait pas complètement disparu de la vie de sa soeur et ses parents.
Bref je vous conseille d'aller voir le film pour vous faire votre propre idée même si, à mon avis, le livre "voyage au bout de la solitude" sera certainement plus riche d'informations.
A travers cette réalisation de Sean Penn, on peut admirer l'amérique et ses paysages époustouflants, ses déserts à perte de vue et la diversité de ses régions. Les décors, tous tournés, en pleine nature sont à couper le souffle. Il traverse le Dakota , puis la Californie avant de rejoindre le Colorado. Tous ses voyages sont l'occasion de faire des rencontres hautes en culeurs qui l'enrichissent humainement. Il apprend beaucoup à travers les discussions avec ses interlocuteurs touts aussi différents et inattendus les uns des autres (des hippies, un veuf solitaire, une jeune ado chanteuse etc etc) Alexander décide d'aller en Alaska pour s'immerger totalement dans la nature et vivre en totale harmonie avec elle. C'est là qu'il va en apprendre le plus sur lui-même.
L'acteur principal interprété par Emile hirsh est tout à fait crédible dans ce rôle et sa motivation pour le jouer est visible à travers les 20 kgs qu'il a dû perdre pour jouer Christopher. Il a beaucoup de talent, cela dit, à certains moments du film, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce rôle aurait été parfait pour Leonardo Di Caprio. Ca m'a fait sourire de voir que c'était effectivement l'idée première de Sean Penn même si ça ne s'est pas fait. Je n'en connais pas la raison exacte mais peut-être l'âge puisque le réalisateur a dû attendre 10 ans avant de pouvoir concrétiser son projet de film.
En résumé, je conselle vivement ce film même si à vrai dire il y a des aspects de son expérience que j'apprécie moins comme la solitude. J'aime bien regarder des films mais du fait de sa contrainte de durée (et heureusement d'ailleurs, 2h27 c'est déjà pas mal) , on ne peut tout savoir, tout analyser, tout dire. Je pense que la personnalité de Christopher est très complexe, beacoup plus que ce que le film a pu montrer car ce n'est pas donné à tout le monde de partir sans prévenir personne et de s'isoler du monde plusieurs mois tout en se montrant très sociable et attachant quand l'occasion se présente. Il se fait toujours très facilement accepter par son prochain et s'intègre très rapidement avec lui dans son univers. Ca ne l'empêche pas de les quitter sans regarder en arrière. Le flou subsiste sur le fait qu'il aime ou méprise l'être humain.
Je mettrais quand même un petit bémol sur le fait que l'histoire a très certainement été enjolivée. Je n'en dirais pas plus car ça m'obligerait à trop en dire sur le film. Sur certains points de l'aventure, je reste dubitative sur les traits réèls de caractère du héros.
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- Physiquement, il est à tomber avec des yeux clairs incroyables et un visage d'ange. D'ailleurs en fouillant un peu sur le net, je découvre qu'il a été mannequin pour chanel ce qui n'a finalement rien de surprenant par rapport à son allure.
-Il a vécu et vit toujours à Madagascar alors qu'il aurait pu après le succès de "One Man Show en 2002 vivre tranquilement à saint-germain-des-près. Il a d'ailleurs été directeur de l'alliance française à diego suerez. Pour moi, un tel choix de vie ne peut être motivé que par le besoin de s'extraire de la frénésie parisienne et des liens superficiels que les ventes de son livre a créés ainsi que l'envie de s"expatrier.
- Sa vie est une suite de voyages qui, à mon sens, n'ont pu que lui apporter une très grande ouverture d'esprit, une meilleure culture générale et un sens d'adapatation facile à toute nouvelle situation. Il est allé au Cameroun, au Liban, en Corse. Sûr que la corse c'est pas dépaysant mais pour lle cameroun ou le liban c'est vériatblement des expériences de vies intéressantes.
- Kundera figure dans ses modèles d'écrivains. Or il se trouve que j'aime beaucoup Kundera aussi bien par son style que par ses pensées sur le monde, sa vision de l'existence, ses réfléxions sur l'être humain.
Bref c'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai lu "j'étais derrière toi". Le titre est assez bizarre mais dès le début on en a l'explication. Par rapport à l'histoire, je l'ai trouvé très violente. Violente dans la manière dont son héros délivre ses pensées de manière crue, spontanée et irréfléchie faisant du lecteur son confident privilégié. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman écrit à la première personne. Ca donne de la force au personnage principal, à son existence et ses sentiments. Quant au récit, c'est celui d'un trentenaire, perturbé par la dernière infidélité de sa femme en réponse à la sienne. Ces premiers écarts de conduite fagilisent le couple et surtout lui font perdre toutes ses illusions sur l'amour et la fidélité dans le couple. Et surtout la confiance a été détruite. Lui qui croyait son couple unique, intouchable et différent se retrouve dans une situation si banale, si ordinaire, "comme d'autres couples." Et plus encore, toujours marié, il entretient une liaison avec une jeune étudiante italienne et pénètre dans l'univers des maris trompeurs. Il jongle entre sa vie de famille avec sa femme tyrannique, fragile, dominante, manipulatrice à qui il reste attaché et la nouveauté, la frâicheur, la légéreté et la simplicité d'une nouvelle relation.
On peut se demander quelle est la part d'autobiographie de ce livre dans la mesure où son personnage est beau, a du succès avec les femmes, vit à Madagascar et est mariée à une femme noire (tout comme Nicolas dans la "vraie vie").
En lisant ce récit, je me suis dis que les femmes avec enfants délaissées par leurs maris n'apprécieraient certainement pas alors que les maitresses d'hommes mariés seraient enchantés de le découvrir. J'entends par là que ce livre par son réalisme peut raviver les plaies de femmes trompées et et donner l'espoir à des maitresses qu'elles peuvent détruire un couple. Ce qu'on découvre c'est un homme lâche et menteur couchant simultanément avec les 2 femmes sans vraiments être sûr des sentiments qu'il a pour l'une ou l'autre.
En tout cas, sans juger l'issue finale de l'histoire, j'ai été contente de découvrir un nouveau style d'écriture et les questions qu'il pose sur l'amour.
Et je compte bien lire prochainement son dernier ouvrage "Beau rôle" ainsi que les précédents :)
Aujourd'hui, je vais parler d'un restaurant cosy,situé à 2 pas des champs élysées, que j'ai eu l'occasion de tester avec un ami (Dédé ! coucou si tu me lis ) il y a quelques semaines: le TOI.On m'avait décrit ce lieu comme tendance et moderne. Effectivement c'est le cas. Le décor est vraiment design: un mélange entre des formes épurées et flashy dans une atmosphère froide et sombre. Comprenez que les couleurs pètent (rouge, orange vifs !) et qu'il y a peu de lumièr. C'est une question de goût mais pour moi, le cadre est froid, peu chaleureux mais c'est l'art moderne qui veut ça. Néanmoins, je ne doute pas qu'il peut plaire à un(e) jeune cadre dynamique parisien. D'ailleurs la clientèle est plutôt jeune. J'y suis allée un jeudi soir et beaucoup portaient leur tenue de travail (costumes/cravattes/tailleurs/jupes).
L'endroit a vraiment du succès puisque même ce jour de la semaine, le resto est bondé. Il n'y a aucune table de libre et pourtant nous avions réservé à l'avance. On nous fait donc attendre au bar pendant 20 minutes, je trouve ça long et puis pas génial puisqu'on ne nous offre aucune compensation, aucune boisson gratos ! Nous ne sommes d'ailleurs pas seuls à attendre d'avoir une table, d'autres aussi prennent leur mal en patience et font passer le temps en consommant. Tant mieux pour eux mais je me dis que c'est vraiment tout bénef pour le patron du resto, qui en faisant patienter le client qui a pourtant réservé, gagne de l'argent grâce à la vente d'alcools et cocktails.
Finalement, on nous fait asseoir et nous pouvons commander. Le serveur qui s'occupe de nous est très sympa même s'il a l'air débordé. La carte n'est pas très fournie mais les plats qu'on a choisi à la carte se révèlent être excellents. Pour tous les 2, ça a été un véritable plaisir gustatif. J'avoue qu'il a été un peu gâché par la musique trop forte qui nous oblige à forcer la voix pour s'entendre et nous ne apaise pas. Je soupçonne le patron (encore lui !) d'augmenter le volume de la musique au fur et à mesure que le temps passe pour pousser le consommateur à partir.
J'avais pris un moelleux au chocolat et il était vraiment delicious. Pour le plat, je ne m'en souviens plus très bien mais c'était très bon (comme quoi les souvenirs disparaissent mais les impressions restent !).
Par contre, au niveau des prix ce n'est pas donné, surtout quand on paie à la carte. Il faut compter en moyenne 20 euros pour le plat de résistance, 10 euros pour l'entrée et pareil pour le dessert. A cela se rajoute la bouteille de vin. Pareil j'ai plus le souvenir de notre choix mais il étaient bon.
En résumé, le TOI c'est un resto fashion pour plutôt pour des jeunes qui sont prêts à débourser autour de 50 euros. Perso, je suis contente d'avoir satisfait ma curiosité en y étant allée mais je ne compte pas y aller régulièrement vu le prix, le bruit, la taille réduite de l'espace déjeuner/dîner et le monde. Au niveau de la cuisine, par contre, mes papilles ont beaucoup apprécié.
Sauf qu'avec le temps, ma motivation et mon enthousiasme sont retombés. Mais soyons réalistes, dès qu'une nouvelle collection sort, faut pas attendre longtemps pour que les tailles standard disparaissent vite des stocks des meilleurs modèles. Alors imaginer qu'on retrouvera en solde un article de qualité qui a très vite quitté les rayons d'un magasin pour cause de sacré succès, ce n'est pas possible. Pour moi, les soldes, c'est synonyme de foule qui se bouscule dans les rayons étroits des magazins qui ont bizarrement perdu en espace pendant cette période. C'est normal: d'abord y a le monde qui accourt en espérant trouver la perle vestimentaire pas chère qui brillera dans sa garde-robe par son élegance, sa qualité et son style et surtout beaucoup de vendeuses qui en profitent pour sortir de leur placard des habits spécialement commandés pour l'évènement. Et comme il s'agit de nouvelles pièces qui ne font pas partie de leur stock d'objets à solder mais de vêtements qu'elles veulent nous faire croire que ce sont des articles soldés, forcément, ces pièges made in china, viennent surcharger l'espace déjà occupé par les vrais articles soldés.
En plus, quand on se fait faire une carte de fidélité chez une enseigne (au hasard 1,2,3), on reçoit assez régulièrement des offres promotionnelles tout au long de l'année. Tout ça pour dire que les soldes, ça peut être toute l'année avec l'avantage que toute l'année, y a pas toujours du monde.
En fait, les soldes ça marche, ça vend parce que quand on a passé une journée à fouiller en défiant les boutiques bondées et qu'on a rien trouvé qui nous plaît vraiment:
- soit on achète un petit quelque chose pour se consoler et justifier cette grosse perte de temps
- soit définitivement, on se dit: NON, vraiment il n'y a rien qui vaut la peine...et dans le même temps, on voit la superbe nouvelle collection qui nous fait de l'oeil et finalement, on se dit: une petite pièce de la nouvelle collection: pourquoi pas ? Et on se retrouve pendant le soldes à achèter un article non soldé !
Pour profiter des "vraies "soldes, il faudrait prendre le temps de repérer les belles pièces mais
1) ça demande du temps
2) on n'est même pas assuré que l'article désiré soit soldé !
Moralité: les soldes ça sert à allécher la cliente qui se dit qu'elle va forcément faire une bonne affaire. Et c'est tout !
Et puis en fait, moi je dis, les soldes, raisonnablement parlant, j'entends, ça me sert à rien parce que j'ai pas besoin d'acheter des habits et des chaussures. J'en parle pas beaucoup ici mais en décembre, mes derniers achats, c'étaient une paire de bottes marron chez Minelli, et des derbys noires chez San Marina, et je me suis acheté un pantalon noir chez 1,2,3 ...donc pas trop besoin des soldes. En plus j'ai eu un super sac noir longchamp à noël :)
Donc les soldes c'est pas pour moi.
Mais bon, comme je suis curieuse, j'irais quand même y faire un petit tour (juste pour voir, hein..comme chaque année quoi !) J'suis une vraie fille, non ?
C'est une nouvelle pièce adaptée du très célèbre roman de Jules Verne. Elle se déroule dans le centre du marais, au café de la gare. La séance était prévue à 20H15 mais elle n'a commencé qu'au moins 20 minutes après. 1er mauvais point. Ensuite la salle de théâtre est petite et très peu confortable. Elle est aussi pleine ce qui laisse peu de choix pour être bien assis face à la scène centrale. On est donc assis les uns derrière les autres comme des sardines et avec juste comme siège un genre de coussinet rouge à même le sol. Bref très rudimentaire.
Le spectacle commence peu après et très vite j'oublie mes réflexions sur le lieu. En effet, les acteurs charismatiques captent sans problème mon attention et celle de tout le public. Tout de suite nous entrons dans le vif du sujet: le pari de Phileas Fog de faire le tour du monde en 80 jours. Et commence alors l'histoire de ce périple à travers le monde (Chine, Inde, Amériques...), un voyage interprété avec beaucoup d'humour par des comédiens pleins d'enthousiasme. Le texte est volontairement anachronique et comporte de nombreux clins d'oeils sur l'actualité de même que quelques jeux de mots plutôt bien trouvés.
J'ai donc au final passé un excellent moment et je conseille donc à ceux qui cherchent à voir une pièce pleine de bonne humeur, de mimiques rigolotes et de rires, cette adaptation du très grand visionnaire qu'était Jules Verne. Même l'utilisation de certains accessoires de scènes et tenues est hilarante parce qu'inattendue !
Voici le descriptif de la pièce sur le site de ticketac :
Une comédie survoltée et décalée ! En 1872, le très Britannique Phileas Fogg et son valet, Passepartout, lancent un pari insensé : faire le tour du monde en 80 jours ! Un road-movie déjanté où se côtoient une princesse Indienne, un chinois fumeur d'opium, Jack le plus grand looser de l'Ouest et l'inspecteur de police le plus nul de toutes les séries allemandes. Fogg gagnera t-il son pari? Et surtout obtiendra t-il le tarif 12-25 ans pour ses nombreux déplacements ?




