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I LOVE FRIC
Recommandé par des Influenceurs
 
Mercredi 14 mai 2008
Ayez on se rapproche doucement de la fin-mai et petit à petit de la période estivale.

Ca fait un bail qu'en vain j'essaie de me convaincre de faire un régime pour perdre du poids. Hélas par manque de volonté et pléthores de tentations impossibles à éviter (anniversaires, we à létranger, mission d'affaires )  et difficiles de résister , je me suis fais cette liste pour m'auto-motiver :

- avec ces quelques kilos en trop, je n'aurais plus aucune gêne à être prise en photo de peur de la gâcher. Car soyons honnêtes quel est l'intéret de se prendre en photo si c'est pour se voir sous un mauvais jour ? Perso je préfère des photos sans ma trombine.

- je me sentirais plus légère, je m'essouflerais moins vite, en courant, j'aurais pas la sensation d'avoir du bidon en faisant des abdos

- je pourrais remettre tous mes habits taille 34-36 que j'ai accumulé dans mes armoires. Donc si je perds du poids, pas besoin de faire du shopping , j'ai une tonne de fringues à ressortir du placard. Je pourrais même porter un slim ! Bref j'économise des sous et porte des tenues que j'ai très peu portées

- je pourrais mettre des jupes et des shorts sans complexes

- je pourrais afficher cette perte de poids dans une jolie robe de cocktail pour le mariage prochain de ma soeur

- j'aurais la satisfaction de m'être fixé un but et d'y être arrivé parce ce que là TADAM TADAM, je viens d'atteindre le dernier objectif que je m'étais fixé : quitter ma société ! Et ce projet se concrétise ! Je peux donc enfin enchaîner sur cette autre priorité.

Voili voilà, faudrait peut-être que je relise cette liste pour rester motivée. Après si qqun a un truc pour se motiver à faire du jogging je suis preneuse ! Faudrait que je fasse comme la maginifique ALice Tagioni pour qui le secret de minceur consiste en 3h par semaine de jogging !
par Seheno publié dans : Humeur
Samedi 12 avril 2008
La première fois que j'ai lue cette expression dans un interview sur le net d'une DRH qui la décrit comme la tranche d'âge de 14 à 30 ans difficile à fidéliser en entreprise.

Cette génération se caractérise par :


- son impatience, son désir de tout avoir très vite et sa volonté de réussir . Dans le monde du travail l'Y respectera non pas l'homme d'expérience qui cumule les années dans la même boîte mais le salarié qui saura lui apporter de nouvelles compétences quelque soit sont âge

- sa forte capacité à zapper favorisant un grand turnover en entreprise. L'Y veut l'argent, les responsabilités et les possibilités d'évoluer. Je vais pas critiquer ça parce que c'est aussi ce que je recherche.

- sa grande utilisation d'internet comme source d'information, moyen de communication, de représentation. Les entreprises ont intérêt à surveiller leur image sur le net car via certains forums, des salariés Y n'hésitent pas à parler en mal de leur société. Les informations divulguées sont souvent subjectives et relèvent d'un cas isolé (un salarié mécontent). Ca paraît naïf mais c'est vrai que sur un certain forum, quand je vois certains descendre en flèche une entreprise, j'ai plus du tout envie de postuler pour le groupe notammengt quand c'est une SSII.
Cette utilisation d'internet change les comportements mais change aussi notre vie "réèlleé: on se fait des amis virtuels, on rencontre l'amour en ligne, on se crée un réseau professionnel, on achète en ligne, on réserve des voyages  

- son consumérisme : gadgets technologiques à la mode, vêtements à la page, livres, BD...tout s'achète, se démode, se jette puis se rachète. Qu'on le veuille ou non, nous sommes soumis à des millions de publicités et n'y sommes pas insensibles. Impossible d'échapper à la pub à moins d'éteindre: télé, radio, arrêter sur internet la lecture des sites, blogs et forums.

- sa grande mobilité géographique facilitée par les avions low-cost entre autres. Dans un reportage télé, j'avais entendu que de plus en plus de jeunes dans les lycées apprenent le chinois dans le but d'y faire une carrière.


En tout cas, à ces traits, je rajouterais :


- une certaine lucidité sur la dureté de la vie et sa précarité: pas de retraites assurées, le risque de se retrouver au chômage suite à un plan social/fusion/rachat et non pas pour cause de faute professionnelle


Ca ne vous paraît pas plutôt négatif comme portrait tout ça ? Finalement qu'a-t-on de mieux par rapport aux générations précédentes ? Peut-être une plus grande capacité d'adaptation et donc de remise en question. Avec le stress que ça rajoute.

La génération Y c'est aussi celle qui réalise que la société est gouvernée par le marketing, la publicité et les médias. C'est celle qui vit dans un monde où prime l'apparence partout. Dans le monde de l'entreprise, il vaut mieux être séduisant pour accéder à un poste à responsabilité (dans les annonces, c'est écrit "bonne présentation exigée).  Je ne dis pas qu'être compétent ne compte pas, loin de là..Mais à compétences égales, la promotion ira à celui ou celle qui physiquement assurera mieux. Les politiciens l'ont bien compris. Dans le show-bizz c'est évident. Vous en connaissez beaucoup vous des stars hollywoodiennes qui n'ont pas connu de problèmes d'anorexie ? Et l'essor de la chirurgie esthétique est dû à la pression de la société qui nous demande d'être au top aussi bien physiquement qu'intellectuellement.

La génération Y aussi c'est celle qui pense malgré tout que tout est possible: avoir sa start-up à 19 ans, trouver l'idée qui le rendra millionnaire, gagner la nouvelle star, participer au prochain "secret story"....

Et la génération Z ce sera quoi ?
par Seheno publié dans : Humeur
Dimanche 30 mars 2008

S'il fallait en un mot résumer ce film, ce serait : OVNI et en un seul objectif: décalé.
C'est un voyage géographique, familial  et spirituel à travers l'Inde partagé par 3 frères, séparés par la vie et tentant de se rapprocher.

Au début, ça ressemble à une comédie légère où les 3 occidentaux nous font découvrir l'Inde et ses magnifiques couleurs, ses épices, sa population curieuse et acceuillante.

L'écran est un vrai plaisir visuel, on dévore des yeux la palette de couleurs exotiques qui nous éloigne le temps d'une séance de la réalité de la grisaille extérieure. Le trio nous fait partager son expérience de dépaysement, leurs achats futiles de touristes (un serpent vénimeux y compris !) , leur goût pour l'alcool et la cigarette, leur désir de quête spirituelle. 



Mais petit à petit, leur relation de camaraderie plutôt distante vole en éclats. Les blessures de chacun se révèlent. Les frères se rendent compte à quel point ils se sont éloignés les uns des autres au point de ne plus se faire confiance et de se cacher les faits les plus marquants de leur vie personnelle.  Francis l'ainé, meneur et organisateur de l'aventure n'est pas vraiment l'homme insensible et matérialiste qu'il donne l'impression d'être. Peter le dandy n'assume pas une naissance à venir et en souffre. Jack l'écrivain n'arrive pas à oublier son ex.

Bref les 3 hommes fortunés du début laissent place à 3 grands garçons plutôt perdus et démunis.

Ils réalisent qu'ils ont besoin les uns et des autres et que malgré le temps qui passe, ils partagent une douleur commune: la perte de leur père doublé par l'absence de leur mère qui les a abandonnés.  Au travers de leurs rencontres plus ou moins heureuses avec les autochtones, ils  vont apprendre à reconnaître et accepter leurs problèmes familiaux pour mieux s'en défaire.

Bref la comédié légère du début s'est muée en une psychothérapie de groupe très touchante. Nos passagers traversent les paysages toujours affublés de leurs splendides valises de cuir sur mesure Vuitton. Elles les accompagnent fidèlement, transportées avec soin par le petit personnel indien (!!!) Elles se balladent sans complexes dans les villages les plus éloignés, parmi les habitants les plus pauvres de cet Inde colorée et souriante. Ces valises de luxe, rarement ouvertes, symbolisent à la fois le matérialisme de ce trio toujours attaché à son confort dans ce pays immense où ce mot est inconnu mais aussi le poids de leur histoire familiale et leur lourd passé. 

Regardez ce qu'elles deviennent à la fin de ce périple et vous comprendrez la conclusion de ce  film indépendant US merveilleusement interprété par 3 acteurs de talents: Owen Wilson, Adrian Brody et Jason Schwartzman

A noter les participations exceptionnelles de Bill Murray et de Natalie Portman.

Ceci dit, je déconseille ce film à tous les amateurs d'action, de suspense et de rebondissements spectaculaires.
C'est un pélérinage qui se veut spirituel et qui dit pélérinage dit patience voire lenteur.

 

par Seheno publié dans : Cinema
Mercredi 26 mars 2008
une_piece_montee.jpgC'est le titre du dernier livre que je viens de terminer. Au début, je n'ai pas été très emballée par l'expression écrite de Blandine Le Callet. Elle manque de chaleur et de vie dans son récit. Les phrases sont longues. L'écriture semble détachée des personnages,  un peu froide
Elle décrit des gens pour qui elle ne semble éprouver aucune tendresse particulière. Ce sont juste des sujets.
Pourtant au bout de quelques pages, je n'ai plus réussi à décoller de l'histoire.

Il faut dire que si le style de l'écrivain ne me séduit pas plus que ça, elle sait aborder avec beaucoup de lucidité les personnages de la société. Le thème traité ici est comme l'évoque le titre: le mariage. Plus précisément, elle raconte une ordinaire journée de mariage dans  une famille bourgeoise à travers les regards de différents protagonistes:

- le pasteur organisateur de la cérémonie de mariage ulcéré de comprendre que les mariés l'ont choisi uniquement pour sa belle église et qu'ils ne sont pas vraiment pratiquants
- la fille d'honneur qui ne comprend pas pourquoi une autre petite fille moins jolie et surtout trisomique est exclue de toutes les photos de groupe


- le frère du marié qui ne vient que par obligation
- le frère du marié rejeté par la famille pour son choix matrimonial avec une "simple ouvrière"
- la vielille fille qui vient seule et attérit automatiquement dans la table des célibataires
- le dragueur invétéré à la recherche d'une nouvelle proie
- le marié dépassé par l'ampleur de la préparation du mariage et doutant de son engagement
- la mariée stressée et soucieuse d'avoir un mariage réussi
- la grand-mère nostalgique de son passé amoureux

Je m'arrête là au niveau de la liste pour ne pas tout dire. Le talent de l'écrivain réside dans la vérite de ses personnages.
Et bien vite, je comprends que si l'auteur ne semble éprouver aucune compassion pour ses personnages, c'est dans le souci de les décrire le plus justement possible sans influencer le lecteur. Son but n'est pas ne nous rendre tel ou tel sujet sympathique, c'est vraiment de raconter une journée ressentie différemment par chaque participant. S'y  mélangent des sentiments de frustration lié à des problèmes de familles, : complexes de supériorité de certains, sentiment d'exclusion des autres et aussi suffisance du reste..

Par moments, Blandine ponctue son histoire de quelques pointes d'insolence sans jamais de méchanceté ou de mépris. Pourtant c'est ce qu'on peut éprouver quand elle nous dévoile sous les coutures de tous ces habits de haute qualité, reflets de la classe bourgeoise et ses règles, le coeur humain dans toute sa laideur: froid et insensible, prêt à tous les sacrifices pour sauver avant tout les apparences.

Blandine Le Callet nous démontre que derrière une érémonie de fête aux couleurs du bonheur, tout n'est pas forcément rose. Elle sait trouver  les détails qui caractérisent le mieux  la nature humaine avec ses bons coté mais surtout ses travers. A titre d' exemple, elle n'hésite pas à faire dire aux mariés qu'ils jugeront leurs invités à la lumière des cadeaux qu'ils auront reçus. Exit  de leurs relations les radins incapables de faire un cadeau digne d'un tel évènement.



Bref la pièce montée, ce n'est pas une lune de miel mais  une palette de hommes et de femmes tous juste humains.
Et c'est quand le récit s'achève, que l'auteur apporte enfin une touche de tendresse et un peu d'espoir. Car après tout le mariage qu'est-ce que c'est si ce n'est l'espoir de réussir à deux sa vie.
par Seheno publié dans : Lectures
Lundi 17 mars 2008

Le film de qualité recommandé pour son scénario engagé et son acteur principal oscarisé: "There will be blood".
Je m'attendais à un grand film américain: cynique, moralisateur et satyrique de la société et son culte de l'argent.
En fait, dans ce film, finalement j'ai passé mon temps à attendre... Attendre tout simplement que quelque chose se passe. 
Il faut dire que la semaine dernière, j'avais vu "Taken" qui en mettait plein la vue au niveau de l'action. Alors revenir à un rythme aussi lent n'a pas été facile. Trop grand fossé rythmique entre 2 films. Dans "There will be blood" ce qu'on voit c'est les techniques de forage, la vie difficile des foreurs et l'ascension d'un homme avide de pouvoir et d'argent. N'enlevons pas à ce film le véritable talent d'acteur de Daniel Day-Lewis qui a su interpréter à merveille un personnage manipulateur, sanguin et sans scrupules. C'est une véritable performance d'acteur que de monopoliser l'écran et d'incarner un rôle aussi odieux.
L'histoire se déroule sur plusieurs années et raconte la construction d'un futur empire pétrolier bâti par Daniel Plainview.  Il commence comme simple foreur à son propre compte et petit à petit grâce à son esprit de conquête et son ambition sans limites, il étend son espace d'action en rachetant à bas prix des arpents de terre très prometteurs.  Son succès ne cesse de grandir quand le côté sombre de sa personnalité prend de l'ampleur.  Ses instincts les plus mauvais ressortent au fur et à mesure qu'il prend du pouvoir. Ca commence par de l'indifférence vis-à-vis d'une mort accidentelle d'ouvrier et ça évolue vers la haine de l'être humain et la violence gratuite.

Après c'est une affaire d'interprétation mais il est très facilde de comparer Daniel Plainview à la politique américaine devenue agressive, violente, immorale. Ce film sur le pétrole est prétexte à critiquer la position de cette grande puissance en Irak.  Grande puissance destructrice de l'homme et paradoxalement porteuse des valeurs de la famille et de la religion. Daniel Plainview se vante d'enrichir la communauté qu'il occupe grâce au pétrole et explique sa réussite par les valeurs qu'il véhicule: travail et famille. C'est typiquement américain.
A cela se rajoute une autre valeur brillamment représentée par Elie Sunday, un prêtre  intéressé par les activités de l'exploitant: la religion ! Daniel Plainview et Elie Sunday n'ont à prori rien de commun et pourtant ils vont très vite comprendre l'un et l'autre qu'ils doivent s'entraider pour avancer. 
L'homme de religion se méfie de cette activité pétrolière mais y voit un intérêt pécunier certain. Quant à l'homme du pétrole, la religion, il n'en a cure jusqu'à ce qu'il se rende compte que sans s'y soumettre, il ne pourra pas gagner les faveurs du peuple qu'il exploite.  Ce religieux fanatique est joué par Paul Dano avec énormement de crédibilité. Paul dano est  talentueux et à de l'avenir dans le cinéma.

Bref  "There will be blood"  c'est 2 grands acteurs, une musique de qualité, un récit très très lent et du sang gratuit.
Personnellement je n'ai pas apprécié mais il reste intéressant à voir.  Faut juste savoir que le film dure 2h38 !
Certains internautes le qualifient de "chef d'oeuvre"..comme quoi les goûts et les couleurs...

par Seheno publié dans : Cinema
 
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