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I LOVE FRIC
Recommandé par des Influenceurs

Dimanche 25 janvier 2009
C'était la sortie du vendredi soir. Un film qu'on n'oublie pas et qui dérange par la violence de la pauvreté qu'il décrit. C'est l'histoire de Jamal un jeune garçon vivant dans un bidonville avec son frère ainé qui se retrouve à participer à l'émission "Qui veut gagner des millions" ?  et qui par magie trouve toutes les bonnes réponses qui le propulsent millionnaire. Ce dénouement est suspect et la police l'interroge immédiatement l'accusant de tricherie. Jamal se défend en racontant sa vie et les anecdotes malheureuses qui l'ont conduit à savoir répondre sans faille aux questions du célèbre jeu.
A travers cette histoire, Dany Boyle, son réalisateur, veut montrer l'incidence de l'argent sur l'existence humaine. Et le résultat est plus que probant. Sans argent, sans parents, sans travail, Jamal et son frère vivotent de petits travaux ingrats dans la rue, au péril de leur vie sans cesse ménacée par des adultes sans scrupules. Ce récit nous brosse un portrait très loin des films bollywoodiens où le monde est dur, sans espoir, où le seul but est de pouvoir manger dans la journée. De nombreux dangers guettent ces 2 enfants qui se lient d'amitié avec Latika une petite fille aussi perdue qu'eux. Chacun évoluera différemment en fonction de ses expériences, des rencontres heureuses ou malheureuses et avec pour seul objectif de survivre. Une belle histoire d'amour adoucit la cruauté de ces trajectoires difficiles.
Je vous le recommande vivement pour y voir un autre visage de l'inde que celui des comédies musicales insouciantes. Un visage triste marqué par le besoin, sans espoir d'avenir et pourtant habitant un pays immense qui se développe à grande vitesse.
Par Seheno - Publié dans : Cinema
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Dimanche 30 novembre 2008

C'est une histoire d'amour ni vraiment romantique ni hollywoodienne mais ancrée dans un quotidien trop banal.
Rien ne fait rêver, ce qui fait l'intérêt du film c'est l'interprétation réussie de Joaquim Phénix qui joue avec beaucoup de justesse Léonard ce vieux garçon triste et solitaire qui voit sa vie transformée par l'arrivée de sa nouvelle voisine.
Il tombe fou amoureux de cette jolie blonde spontanée, vive et un peu fantasque. Très vite, elle devient son obsession. Il ne vit plus que pour être près d'elle. Plus rien ne compte pour lui : ni son job, ni sa famille, et encore moins la magnifique brune que ses parents souhaitent qu'il épouse. Tout son temps il le consacre à sa bien-aimée à tel point qu'il risque de tout perdre: une famille unie et solide, un avenir tout tracé dans la reprise de l'activité de son père, la possibilité d'une mariage avec une belle jeune femme modèle et attentionnée. Mais Léonard veut vivre sa passion avec son coup de foudre, il est prêt à tout pour elle. Comme un vent violent, sa muse ravage son coeur sensible et naïf. La question posée par l'intrigue est: que va-t-il advenir de ses sentiments et où vont-ils le conduire ? Vers le bonheur ou le désastre ?


 

Par Seheno - Publié dans : Cinema
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Dimanche 23 novembre 2008

Un film d'action tout juste divertissant et rien d'autre, ce qui en soi est déjà pas mal . Il est dès le début évident que l'histoire est tirée d'un jeu vidéo tant le scénario est pauvre et le portrait du héros peu profond.
On est très loin d'un thriller psychologique , d'un policier à suspense ou d'une comédie à rebondissement.  Le récit est linéaire et tourne autour d'une obsession: celle de Max Payne à la recherche du meurtrier de sa femme et son enfant. Plus rien ne compte, il ne vit pas, il survit à l'idée de se venger. Il n'a pas de plan, il se laisse aller au grè des événements qui , par la magie de la fiction, le mènent à la vérité.


En même temps, je ne dis pas que c'est le navet du siècle, il y a quand même une intrigue et petit à petit,
le spectateur comprend le pourquoi du comment c'est-à-dire : "pourquoi la mort de sa famille adorée" puis "qui l'a tuée" ? Au programme de son enquête, c'est l'explosion de balles dans tous les sens, la profusion de scènes de violence, de chasse à l'homme, de gros bras bref les ingrédients classiques du genre. C'est parfait pour se vider la tête après une semaine de travail stressante, on se distrait sans réfléchir.  

A noter la participation de la nouvelle James Bond girl: Olga Kuryenko, la jolie miss carte noire.

Par Seheno - Publié dans : Cinema
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Mercredi 5 novembre 2008
Ce film a été récompensé par la palme d'or 2008 au festival de Cannes. Intriguée par le succès de cette fiction et curieuse de comprendre ce qui a suscité tant d'enthousiasme, je me suis rendue en salle pour découvrir l'oeuvre.

Ca commence directement par l'arrivée de nouveaux professeurs en banlieue parisienne suivie de la rentrée d'une classe indisciplinée retardant l'heure de début du cours de français. Pas d'introduction, pas de voix-off décrivant le contexte, on est directement plongé dans la vie du collègue. Il n'y a pas vraiment  d'histoire avec un scénario mettant en scène un héros et son évolution. La fiction s'apparente davantage à un reportage sur la vie en milieu scolaire. Et c'est loin d'être la vie rêvée des anges.


Les professeurs notamment celui de français doivent se confronter à l'insolence, la violence, le manque de motivation et de respect de ses pupilles. Tant bien que mal, il essaie de faire progresser le niveau de ses élèves et de les valoriser à travers l'écriture mais se heurte à l'absence d'intérêt des jeunes adolescents. Ces derniers multiplient les provocations et les comportements rebelles. Le représentant de la connaissance, avec toute la patience dont il est capable, essaie de gagner leur attention et parfois ça marche mais c'est tellement de temps et d'énergie pour peu de résultats.
On assiste aussi aux conversations tantôt désespérée d'une jeune professeur incapable de supporter ses étudiants agressifs et tantôt optimiste d'une femme enseignante espérant la relaxe d'un élève sans-papiers.
Cette séance de cinéma m'évoque un reportage de l'émission Capital sur la violence dans l'éducation avec l'explication de sa nécessité comme facteur d'intégration, d'ascenceur social mais aussi ses limites face aux parents
d'élèves peu impliqués dans les études de leurs enfants. Les professeurs se retrouvent démunis lors des réunions
avec certains pères et certaines mères qui ne maîtrisent pas la langue française. La communication est donc quasi-impossible et les manières de faire avancer les étudiants sans le support de la famille compliquées.

Les détenteurs de l'instruction manquent d'expérience pour arriver à transmettre leur savoir et faire progresser  leurs promotions. Ils ne sont pas armés pour garder leur calme et avoir de l'autorité face aux attitudes inappropriées d'élements perturbateurs. Leur seul marge de manoeuvre réside dans la punition...mais celle-ci ne mène à rien de positif et n'a pour unique aboutissement que l'exclusion définitive du réprimandé.

En résumé le métier de professeur est ardu en banlieue sensible (ça on le savait déjà) mais il ne faut pas oublier qu'il en sort des élèves brillants grâce au soutien de fonctionnaires convaincus de leur utilité et soucieux d'enseigner.
J'avoue que je n'ai pas beaucoup aimé ce film ....parce que ce n'est pas un divertissement (encore moins avec un happy end) mais un véritable documentaire. La seule explication que je trouve à son couronnement cannois est l'originalité du sujet abordé.
 
Par Seheno - Publié dans : Cinema
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Jeudi 30 octobre 2008

Cette année est marquée par la multiplicité des biographies: Coluche , W, Mesrine et bientôt Coco Chanel. Ceci  s'explique certainement par les succès passés de personnalités aux destins hors du communs tels la môme Cotillard.

L'un des plus attendus est sorti il y a quelques jours. Le personnage a de quoi intéresser et attirer les foules de spectateurs: c'est Jacques Mesrine, célèbre gangster connu pour ses braquages médiatiques et ses évasions spectaculaires.

Ca commence fort par une scène de guerre en Algérie où le jeune homme commet de sang-froid son premier meurtre.


Ce spectacle préfigure la violence qui constituera la constante du film. Après cet épisode qui l'aurait marqué à jamais, le jeune homme rejoint sa famille en banlieue parisienne. La vie rangée que lui propose  ses parents ne lui convient pas, il préfère pigalle , sa vie nocturne et surtout l'argent facile que lui procure le proxénétisme et les cambriolages. Cette période de sa vie présente un homme charismatique, sûr de lui, séducteur et flambeur, profitant de la vie au maximum grâce à des combines illicites. Sa première histoire d'amour où l'on découvre une personnalité romantique le rend presque sympathique. Au delà de l'histoire extraordinaire de Mesrine, il faut reconnaître le grand talent d'acteur de Vincent Cassel qui joue à merveille cet homme au tempérament complexe. A son jeu se rajoute celui de Gérard Depardieu qui interprète avec brio un patron de bar bien "installé" dans les affaires illégales.

A ce moment de la vie, Mesrine avait encore une chance de se ré-insérer dans la société mais cette opportunité s'est soldée par un échec lorsque son employeur le licencie de son cabinet d'architecture pour problème économique.
Cette première partie de son existence, la moins dure, se clot par une montée en cruauté de Mesrine qui n'hésite plus à se montrer odieux et physiquement dangereux avec sa femme.

Cette rupture marque son envol ou plutôt son plongeon dans plus de violence et de sang. Sa vie n'est plus rythmée que par des braquages armés, des séjours en QHS (prison de haute sécurité), des meurtres entrecoupés d'évasions. Mesrine devient célèbre et recherché, il est déclaré "ennemi public numéro 1" au canada où il a séjourné en cavale. Les médias le nomment , à tort dira-t-il dans sa bio, le "robin des bois".
Si l'on parle tant de lui c'est qu'il ose vivre comme il l'entend sans respecter la loi. Il fait ce qu'il veut, il n'a peur de personne, il vole aux riches et en jouit impunément. Si cela est possible, c'est parce qu'il a "l'instinct de mort".

Le scénario se termine par le mot "à suivre". Et oui, une suite à ce premier film va sortir. Je ne sais pas vous...mais moi, je compte bien le voir. Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de suivre la vie d'un hors-la-loi tourné comme un film d'action. Petit bémol cependant: si l'action est omi-présente, la psychologie de Mesrine est peu approfondie.


Par Seheno - Publié dans : Cinema
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